Like a Melody | Chronique : Tagada Jones – La Peste et le Choléra


Tagada Jones , un pilier de la scène punk-hardcore française depuis plus d’une vingtaine d’années, revient en mars avec un nouvel album, « La Peste et le Choléra ». Emmené par le chant énergique et identifiable de Niko , le combo assène un opus – uppercut et se montre toujours autant impliqué et concerné par les problèmes de notre époque.

En rappel, le disque s’ouvre avec ‘Vendredi 13’, référence aux attentats de novembre 2014, ce morceau est illustré par un clip. La batterie de Job donne le ton dès le départ et on remarquera tout au long de l’écoute son jeu à la fois en tension et en force. ‘Perte et fracas » en est un autre exemple.
‘La peste et le choléra », aux accents rammsteinesques, se concentre sur le conflit syrien et le sort des réfugiés, la guitare nerveuse s’accorde à merveille avec ce texte fort, où Niko constate amèrement qu’envers les réfugiés, «  la pitié s’arrête aux portes de l’Europe . » Une des réussites de l’album.
Trump se fait également égratigner sur ‘Guns’, la batterie lui fait la peau : «  Combien de massacres et de vies brisées à en croire Trump pas assez. Combien de morts inutiles et tant de discours stériles . »
‘Mort aux cons’ est l’hymne punk par excellence («  Ils sont bien loin les camarades, le rouge a viré bleu-marine et je dégueule leurs doctrines. Que tu sois noir, que tu sois blanc, que tu sois chrétien, juif ou musulman, que tu sois athée, ou sans faction, chante avec nous ce mort aux cons. « ), rejoint par ‘Pas de futur’, dans le même esprit sur le texte, mais qui musicalement se rapproche des mouvements punk américain des 90’s (influence revendiquée par Tagada Jones ).
Les machos en prennent pour leur grade sur ‘Narcissique’, tandis que le désespoir et la solitude s’expriment dans ‘Enfant des rues’, au texte particulièrement poignant.
Certains morceaux tels, ‘Envers et contre tous’, ‘Le monde tourne à l’envers’, ‘Je suis démocratie’ sont de factures plus classiques. Ils ne se détachent pas forcément du reste de l’album. ‘Je suis démocratie’ est comme une synthèse de tous les thèmes abordés par le groupe.
‘Le point de non retour’ conclut presque doucement cet album qui ne nous laisse aucun répit. Il repose sur une prise de conscience de l’état de notre planète et de ce que nous laisserons à nos enfants.

E couter c’est bien, les voir sur scène c’est mieux et le groupe vous invite à les retrouver dans la fosse sur une des dates de leur tournée qui les fera voyager jusqu’au Etats-Unis, au Québec et au Japon.

Pour retrouver Tagada Jones :
Website : http://www.tagadajones.com
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Et le clip de ‘Vendredi 13’ :

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