Like a Melody | Chronique : Zenzile – Elements


Zenzile
a sorti fin février, le très réussi album « Elements ». Après vingt ans de carrière et un dixième album, le groupe se porte bien et une nouvelle chanteuse (Zakia Gallard) a intégré son univers post-punk, aux frontières du psychédélisme et du punk.
« Elements » est organique, fluide, aérien en neuf morceaux, il invite à un voyage temporel et sensoriel.

‘Bird’ ouvre l’opus, vaporeux, il est porté par cette nouvelle voix féminine qui se marie parfaitement avec l’univers fin 70’s, début 80’s. Les paroles illustrent l’ambiance : « I love dreaming ’bout flying« . L’ombre de Pink Floyd plane au-dessus de Zenzile, et il en sera de même pour de nombreux titres.
Bien plus rock, avec la voix de Zakia prenant plus de puissance et d’aigus, ‘Outsight’ donne dans les guitares plus saturées et appuyées.
‘Storm’ propose une longue intro, plus de deux minutes, Zenzile prend son temps pour installer les morceaux, la voix légèrement électronique du chanteur nous rappelle à travers le texte, les éléments de la nature encore et toujours. Il est suivi par ‘Dry’, un instrumental électro nostalgique où la basse conduit le morceau malgré une mélodie bien présente renouant avec le psychédélisme soft.
Sur ‘Escape’, les voix féminine et masculine, trainantes, se marient pour un spleen pop-rock un peu plus classique, la guitare nous offre une mélodie mélancolique avec des pointes d’accents pour réveiller le tout.
Deux nouveaux instrumentaux s’enchaînent dans la poursuite de cette traversée hors du temps. ‘Sequences’, sombre et planant, est légèrement redondant avec le reste de l’album. ‘Stellar’ nous envoie dans un far-west intergalactique, Zenzile c’est ça aussi, des associations improbables, indescriptibles et à écouter !
‘Presence’, plus électro-rock, donne une touche plus actuelle à l’album. Il ouvre le champs des possibles pour ce groupe qu’aucune expérimentation ne semble arrêter. ‘Poly’ offre une conclusion presque apaisée, aux sonorités dub plus prononcées, où tout est dans le texte : ‘Time is still running, I don’t have no fear’.

Zenzile, groupe envoûtant et attractif, prend le temps de déployer chaque chanson pour nous emmener vers d’autres contrées musicales. Ils ont déjà illustré « Berlin : la symphonie d’une grande ville », un film allemand muet de Walther Ruttmann datant de 1927 lors de ciné-concert, et cette ambiance cinématographique est très implantée sur cet opus. A partir de ces neuf pépites, on peut parfaitement imaginer un scénario futuriste ou ancré dans une banlieue berlinoise ou londonienne quarante ans en arrière… A vos plumes !

Pour retrouver Zenzile :
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Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCNuwIC_5hyaxQSTrU6M2pnA
Soundcloud : https://soundcloud.com/zenzilemusic

Le clip de ‘Bird’ :

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