Like a Melody | Live Report : Last Train + Fai Baba – Le Chabada (49) – 09/11/17

Crédit photo : Douce

Un tour sur la programmation du Chabada. Tient ! Et si je me faisais le concert de Last Train, Fai Baba en première partie. Quelques semaines plus tard, m’y voici. Angers, sa scène de musiques actuelles, la pluie et le froid presque hivernal. Nous sommes le 9 novembre 2017 et une très très belle soirée s’annonce.
Rendez-vous à la billetterie peu avant le show. Le public déjà à l’abri, un petit attroupement discute à l’extérieur. C’est ainsi, modestement, que j’eus mes premiers échanges avec les fameux Last Train. Car oui, en prime, Like a Melody t’offre l’interview de la tant attendue tête d’affiche (ici). Nous n’oublions évidemment pas Fabian Sigmund (Fai Baba) qui vocalise juste derrière de sa superbe voix suisse !

Fai Baba justement. Homme, grand, étroit, moustachu. Mais aussi, brun au cheveux longs, casquette vissée et style vestimentaire déjanté. Le groupe zurichois se compose de personnages plutôt éclectiques. Fabian Sigmund (chant, guitare) et Domi Chansorn (batterie), accompagnés de leurs musiciens, diffusent depuis cinq albums des sonorités oscillant entre le rock, le blues, le psyché, la country. Un fin mélange hypnotique agrémenté d’echo, de disto et autres ingrédients propices aux balades introspectives.

Dois-je réellement présenter Last Train ? Ces quatre rockeurs alsaciens à l’ascension fulgurante ? Parlons chiffres… 2 EP, 1 album “Weathering” sorti en avril dernier, 1 label auto-entrepris Cold Fame Records, 1 co-label Barclay (Universal Music France), plus de 250 concerts en 2 ans, 9 dates en Inde très prochainement, 1 rencontre au collège en 2007, seulement 22 et 23 ans… Cette liste non exhaustive n’est que le préambule d’aujourd’hui pour un lendemain plus ambitieux encore.

L’heure du concert a sonné. Le temps de me perdre en coulisses, j’arrive à point pour entendre les derniers morceaux de nos chers suisses. Ils sont quatre sur scène. Nos deux protagonistes au chant, guitare et batterie, ainsi qu’un claviériste et un bassiste. La foule dansante me pousse au remord d’avoir manqué le début… Ce que j’entends là est envoutant ! Fai Baba est parti loin. Épris de liberté, il nous transporte dans des contrées jusqu’ici inexplorées. La batterie endiablée crée une sorte de paradoxe fort appréciable. Aussi rapide que l’envolée, la chute est inévitable. Quelques remerciements. Et le set se termine ainsi, dans un bref accueil pour les suivants. Bon je me rattraperai…

Les instruments, les lumières réglées, la banderole Last Train installée, il n’y a plus qu’à ! Les discussions vont bon train dans l’auditorium, tous impatients de s’enduire les tympans d’un rock explosif. Loupé ! Une musique classique, semblant provenir de nulle part, prolonge notre attente. Une feinte synonyme de l’ouverture d’esprit et de l’humour du groupe. Enfin, ils arrivent ! Les artistes, soit-disant fatigués que je quittais tout à l’heure, sont désormais gonflés à bloc. ‘Weathering’. Le point levé. Ils sont à présent maîtres de la scène. Les têtes secouées d’avant en arrière, la fièvre Last Train contamine très rapidement. On enchaîne avec ‘Between Wounds’. Lumière rouge électrique. Jean-Noël et Julien effleurent le public. Les gars, en professionnels, respectent les codes du rockeur ; total black look, sudation, crachat et grillage de clopes. Ça fait parti du jeu et qu’est-ce qu’on s’amuse ! La tension est à son comble. ‘Jane’, le périple western de l’album, présage une petite pause. Que nenni ! Progressivement le ton monte, ça va éclater. Cette chanson, nuancée à souhait, éternise le plaisir. Les musiques se succèdent avec cette même énergie contrôlée et totalement déconcentrée. Un rock élégant mais enragé. Frissons au plus haut sur un ‘Fire’ repris à l’unisson. Ultime instant de grâce avec ‘Fragile’. Une mise en scène impeccable, dévoilant la fraternité de ces quatre hommes au cœur tendre. Le tout se terminant sur un backliner un peu affolé par l’ampli et le jeu de lumière gisant au sol, une guitare ensanglantée et des cerveaux retournés.

Pour en sentir véritablement les effets, je t’invite à acheter ton ticket sur les dates à venir.
Fai Baba : le 13/12 à Grenoble, 14/12 à Roumainville, 15/12 à La Rochelle et le 16/12 à Sannois.
Last Train : si tu souhaites les suivre en Inde, ce sera du 22/11 au 05/12. Sinon, il faudra attendre le 08/12 à Strasbourg, 15/12 à Bruxelles et le 16/12 à Sannois.

Merci le Chabada, Fai Baba et Last Train pour ces moments qui enjolivent notre quotidien.

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