Like a Melody | Live report : Noel Gallagher’s High Flying Birds + U2 – Stade de France – 25/07/2017


« La vie c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber »… Cette célèbre réplique du film Forrest Gump s’applique également aux concerts ; le matin on se lève et l’après-midi on se décide à aller voir U2. Coup de chance, des places sont encore disponibles via le site du Stade de France. Le groupe est en tournée pour célébrer les trente ans de ce qui est considéré par les fans comme un de leur plus bel opus : « The Joshua Tree ».

Bien placée à une petite dizaine de mètres de l’avant-scène, je découvre avec le public impatient le gigantesque écran géant, sur lequel défilent des textes et poèmes. La première partie est assurée par Noel Gallagher et ses potes sous le nom de Noel Gallagher’s High Flying Birds. Il semble que le monsieur prend un peu son temps, pas grave, on échange avec nos voisins en l’attendant. Je ne suis pas particulièrement fan de l’ex-moitié d’Oasis et quand il daigne finalement se montrer, je suis plutôt agréablement surprise par les compositions proposées. Cerise sur le gâteau, le groupe entame les premières notes de ‘Don’t Look Back In Anger’ qui me replongent directement en 1995. Vous avez suivi, je ne suis pas folle d’Oasis, mais CE titre, oui, je l’aime, je le chéris, je le vis et là je donne de la voix en plein cœur du Stade de France et… je m’arrête pour me reconcentrer sur l’objet principal de cette chronique : U2. Donc, merci Noel, à bientôt !

Ceci dit, je n’en suis qu’au début de mes émotions, le bruit court que Lenny Kravitz est dans les gradins…

Une petite vingtaine de minutes plus tard, une chanson de The Waterboys, ‘The Whole Of The Moon’, débute. Mon voisin de concert me signale qu’il s’agit du début du concert. Il est bien renseigné, le groupe entre tranquillement sur scène et s’avance vers le public. Ils attaquent directement avec l’hymne ‘Sunday Bloody Sunday’, puis ‘New Year’s Day’, ‘Bad’ et ‘Pride (In The Name Of Love)’, une introduction efficace qui ne laisse aucune place au répit et secoue le Stade de France ravi qui en redemande.

Le groupe s’éloigne pour rejoindre la grande scène un peu plus loin sur les notes reconnaissables de ‘Where The Streets Have No Name’, une montée en intensité qui transporte la fosse et les gradins, et redressent les poils de bras de chacun. Le groupe dégage charisme et classe, Bono est un interprète de haute volée.

‘I Still Haven’t Found What I’m Looking For’ embarque le Stade pour le mener à ‘With Or Without You’, un grand moment d’unité dans le Stade, je vous laisse imaginer les frissons à nouveau. La suite de l’album se déroule : ‘Bullet In The Blue Sky’, ‘Running To Stand Still’, ‘Red Hill Mining Town’, ‘In God’s Country’, ‘Trip Throught Your Wires ‘, ‘One Tree Hill’, ‘Exit’ et ‘Mothers Of The Disappeared’. Sur ce dernier morceau, Patti Smith chante avec le groupe.

U2 ne nous laissera pas sur ce duo et proposera un rappel riche en émotions et on retrouvera aussi avec plaisir quelques tubes emblématiques des irlandais : ‘Miss Sarajevo’, qui est malheureusement encore d’actualité et dont les images illustrent la crise des migrants actuelle. ‘Beautiful Day’, ‘Elevation’ et ‘Vertigo’ apportent un peu plus de légèreté. L’écran géant diffuse des femmes fortes, influentes, conquérantes sur ‘Ultraviolet’. La sublime ‘One’ met une fois de plus le Stade de France à l’unisson.

Le groupe nous quitte en nous offrant un inédit, ‘The Little Things That Give You Away ‘, un beau cadeau après ce beau show. Entre temps, j’ai appris que Lenny était bien présent, Sweety tu aurais pu monter sur scène !

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