Like a Melody | Live report : La Route du Rock 2017 – Saint-Malo – Jour 2


Cold Pumas

Le deuxième jours commence avec un programme toujours aussi chargé et la fatigue ne va pas tarder à pointer le bout de son nez, mais en attendant je sors les lunettes de soleil pour le premier groupe de la soirée. Et c’est encore une découverte du nom de Cold Pumas, c’est la petite description du programme qui m’a mis l’eau à la bouche en les présentant comme des jeunes anglais de Brighton « qui réalisent la jonction parfaite entre Joy Division et Sonic Youth« . Je ne pouvais pas rater ça. Et comme prévu, les influences citées plus haut sont clairement très présentes. Mais les rythmiques sont un peu trop répétitives et deviennent vite lassantes… Dommage.

Parquet Courts

Mais j’oublie vite cette petite déception puisque les prochains sont une valeur sûre : Parquet Courts. Cette fois-ci, ce sont des retrouvailles. Après leur passage l’année dernière au This is not a love song, qui m’avait laissé un très bon souvenir, il me tarde de les retrouver. Et comme prévu le quatuor de Brooklyn prouve encore toute son efficacité avec son punk à la fois brut et minimaliste. Le public est présent en masse et ne se fait pas prier pour danser en particulier dès l’intro de ‘Borrowed Time’. Le chanteur l’invitera même à les rejoindre plus tard pour un bain de minuit, en précisant bien que les fringues sont en option.. Les influences de Television ou encore des Ramones sont toujours aussi présentes et encore une fois, la recette fonctionne. Mais le clou du spectacle reste ce final où l’un des guitariste finira à genoux sur scène en torturant sa guitare.

© Lucie Zorzopian

Temples

Du punk new-yorkais on passe à la pop psyché des anglais de Temples. En réalité, ils font partie de ces groupes dont tout le monde parle mais que je n’ai jamais vraiment pris le temps d’écouter. Et le psyché n’étant pas mon genre de prédilection, c’est avec plus de curiosité que d’impatience que j’attends leurs arrivée sur scène. Et je suis agréablement surprise. Je m’attendais à plus de claviers 60’s, plus de mélodies pop, mais j’ai aussi découvert les guitares lourdes et puissantes, et des passages façon jam sessions assez jouissifs. Bref, j’ai découvert une autre facette qui ne m’a pas laissé indifférente.

© Lucie Zorzopian

 

The Jesus and Mary Chain

La fatigue commence à se faire sentir et je décide d’aller écouter le concert de Jesus and Mary Chain depuis l’espace VIP pour reprendre des forces avant les Black Lips. Je les avais déjà vu en 2014 à Paris au Festival les Inrocks, et ils ne m’avaient pas laissé un souvenir impérissable. Certainement parce qu’ils passaient après Royal Blood et que n’importe quel groupe parait fade quand il joue après ton groupe préféré. Et pourtant ce que j’entends depuis l’espace VIP m’a l’air totalement différent, plus rock, plus puissant et fédérateur. Peut-être qu’au vu du reste de la programmation du festival, ils ont décidé d’opter pour une setlist plus énergique.

The Black Lips

Je quitte l’espace VIP un peu avant la fin de Jesus and Mary Chain pour essayer de me faire une place au premier rang pour les Black Lips. Et c’est une déception. D’abord le son laisse à désirer, on n’entend pas assez les voix, et même chose pour la setlist. À part sur la fin, le set manque de tubes. Même pas de ‘Bad Kids’ ou ‘Boys in the Wood’. Par contre des morceaux du dernier album sont présents, ce qui n’est pas très logique surtout pour un concert en festival. L’énergie est là, les pogos aussi mais les morceaux ont du mal à s’enchaîner, et pourtant j’ai l’impression que le concert a duré à peine vingt minutes… Le papier toilette volant et les ballons ça ne fait pas tout.

Future Islands

C’est donc un peu frustrée que je remonte sur la plate-forme pour mon dernier concert de la soirée : Future Islands. Et à croire qu’ils ont entendu ma déception puisque de leur coté les tubes s’enchaînent dès les premières minutes avec ‘Ran’ et ‘Beauty of the Road’. Je découvre un chanteur impressionnant, capable de jouer avec sa voix, passer des aigus aux graves tonitruants en toute décontraction, sans parler du batteur qui martèle ses fûts avec une rapidité tout aussi impressionnante. Ils ont vraiment l’air contents d’être là et c’est communicatif. Leurs pop un tantinet kitsch aux allures 80’s donne envie de danser, et le chanteur montre l’exemple avec ses déhanchés à la fois drôles et mémorables. Le concert s’achève sur ‘Spirit’ et un bain de foule transpirant pour ce dernier qui laissera une dernière fois exprimer sa puissance vocale par quelques hurlements torturés dans son micro.

Info : Les photos ne sont pas libre de droits.

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