Like a Melody | Chronique : Lysistrata – Pale Blue Skin

Ça vous dit une petite dose d’énergie, d’enthousiasme et de jouvence ? Alors, on va s’intéresser au phénomène Lysistrata et leur mélange des genres, pour un « rock moderne énervé ». Originaire de Saintes, le jeune trio (avec vingt ans de moyenne d’âge mais néanmoins déjà un peu plus de quatre ans d’existence), formé par Théo (guitare), Max (basse) et Ben (batterie), nous en met plein les oreilles avec leur dernier EP en date « Pale Blue Skin », composé de quatre titres. Non contents d’être si talentueux à leur âge, les garçons sont également adeptes du Do It Yourself et se permettent même de trouver leur nom chez Aristophane ( Lysistrata étant le titre d’une comédie dans laquelle les femmes prennent le pouvoir, belle promesse ! ). Ajoutez à cela une prestation remarquée lors des Rencontres Transmusicales de Rennes en décembre dernier, qui leur a ouvert les portes pour le Prix Ricard S.A Live Music 2017 et le Prix du Jury des Inouïs du Printemps de Bourges cette année aussi, et on se trouve face à une bombe musicale en puissance !

L’écoute de cet EP commence avec ‘Small Box’ : énervé et énergique, sûrement ; mélodique et paradoxalement dissonant qui sonne, clairement. Ce titre efficace et brailleur résume bien leur « post un peu tout » qu’ils utilisent pour décrire leur son !
‘Pantalonpantacourt’, nous fait part de sa mélodie accrocheuse et dansante, avec des riffs à l’efficacité prouvée. Le travail mélodique est plus que notable, la guitare transcende le tout et ça donne une putain de pêche ! Et puis, en écoutant le texte, on se souvient tout à coup de leur jeune âge, ouf !  : « I’m gonna be the coolest kid ». Avec ce morceau, on comprend que Lysistrata, ça sonne différent, c’est novateur et c’est sans nul doute taillé pour la scène !
Puis vient ‘Pierre Feuille Ciseaux’, interlude instrumental piqué de quelques « Woh Oh » et son intro remarquablement pêchue, qui continue à nous filer la patate : c’est cool, on rajeunit !
On finit en beauté avec le magistral ‘Sugar & Anxiety’. Dès le début, ça crie. L’intro qui s’étire ménage le suspense de ce morceau tout en longueur, et nous permet de profiter de la profondeur du texte déclamé : « his heart so full of the frustration of spending his whole entire life being the complete opposite of who he always wanted to be ». Car oui, il y a de la maturité chez Lysistrata. Ces paroles prennent écho en moi et les cris qui viennent à leur renfort apportent une puissance mélodique et dramatique qui prennent aux tripes : jackpot les gars, j’adore, gros coup de cœur ! Avec une explosion finale à l’apogée du rock et des instruments menés par des âmes déchaînées, on commence à entrevoir le potentiel de virtuosité du trio.

Des étincelles : c’est ce qu’il faut retenir de Lysistrata. Malgré leur jeunesse, il ne fait aucun doute qu’ils vont continuer à nous dézinguer les oreilles en envoyant du très lourd et à nous toucher en plein cœur. Et comme leurs prix, à mon avis, ils ne les ont pas volés, à voir sur scène, impérativement ! D’ailleurs, il reste encore quelques dates à venir pour en profiter :

Pour retrouver Lysistrata :
Website : https://lysistrataband.tumblr.com/
Facebook : https://www.facebook.com/lysistrataofficial/
Twitter : https://twitter.com/LysisOfficiel
Bandcamp : https://lysistrata.bandcamp.com/album/pale-blue-skin
Deezer : http://www.deezer.com/en/album/41077041
Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCP_SFd4d7kM3bD59wWcmHUw
Instagram : https://www.instagram.com/lysistrataofficial/

Un clip pour terminer, avec ‘Asylum’, issu d’un précédent EP, pour vous donner envie de tout écouter :

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