Like a Melody | Live report – Hellfest 2017 – Day 3 – 18/06/2017

Regarde Les Hommes Tomber

Regarde Les Hommes Tomber est un groupe de black metal  français aux compositions très sombres, mais très belles. Sur scène, on sent une réelle aura dégagée par le groupe, qui semble se propager dans le public. Très bonne découverte.

Equilibrium

C’est la troisième fois que je vois Equilibrium en concert, et autant vous dire qu’en terme de folk metal, ils représentent pour moi le haut du panier. Leur capacité à mêler de sonorités d’instruments traditionnels avec des compositions plus orientées black metal m’a toujours impressionné. Cependant, les récents changements de line-up et le dernier album m’ont un peu laissé sur ma faim. Cette tendance se confirme aujourd’hui : le son est mauvais et les musiciens ont l’air moins enjoué que d’habitude.

Je quitte donc la fosse d’Equilibrium plus tôt que prévu, et pars me placer pour le concert suivant, qui sera le dernier de ce live report…

Blue Öyster Cult

Dimanche 18 juin, fin d’après-midi. Cette journée a été la plus chaude du week-end. Je me faufile vers une Valley déjà bien remplie de festivalier. Certain sont simplement venus trouver un coin d’ombre salutaire par cette chaleur, mais beaucoup sont venus assister à la prestation d’un groupe tellement culte que c’est écrit dans son nom : Blue Öyster Cult.

Après quelques minutes d’attente, les musiciens entrent en scène… sur fond de musique de Game Of Thrones ! Je ne suis pas totalement convaincu par ce choix, mais après tout pourquoi pas.

Le concert commence, on repart directement en 1973 avec ‘The Red and the Black’, issu de « Tyranny & Mutation », deuxième album du groupe à l’époque résolument orienté rock n’ roll. Surprise : une partie du public commence à quitter les lieux. Pourquoi ? Ce n’est pas assez « metal » pour eux peut-être ? Quelle erreur ! Une petite remise en situation s’impose !

Formé en 1967, Blue Öyster Cult fait partie des pionniers du heavy metal, réussissant à développer un son mêlant rock n’ roll à l’ancienne, rock progressif, quelques touches de blues, le tout articulé autour d’un univers et une imagerie sombre et mystique. Autant vous dire que Blue Öyster Cult fait partie des groupes les plus influents pour la scène metal pour les concepts nouveaux qu’ils ont su apporter à la musique. D’ailleurs, vous remarquerez l’utilisation de l’umlaut sur la lettre Ö, que l’on retrouvera plus tard chez Motörhead, Mötley Crüe et pas mal d’autre groupe : pour ça aussi ils étaient les premiers ! Bref, tu l’auras compris mon jeune ami : même avec ton T-shirt Napalm Death et ton back-patch Slayer, ces mecs-là sont mille fois plus metal que toi !

En tout cas, une chose est sûre : c’est maintenant un public de connaisseurs et de passionnés qui est présent devant la Valley. Le concert ne doit durer qu’une heure : c’est très court. La setlist est donc taillée pour être efficace, faisant la part belle aux classiques des premières années : ‘ME-262’, ‘City On Flames With Rock and Roll’, ‘Godzilla’, et bien sûr le célèbre ‘(Don’t Fear) The Reaper’. En ce qui me concerne, j’aurais peut-être aimé que la période 80 soit un peu plus représentée, notamment l’album Fire Of Unknown Origin, mais malheureusement le temps imparti ne le permettait pas !

Néanmoins, le groupe produit un show largement à la hauteur de sa réputation scénique. C’est simple, sur toute la durée du festival, aucun autre artiste n’a été aussi spontanément acclamé que Blue Öyster Cult, et en particulier Buck Dharma. Armé d’une magnifique Steinberg, le guitariste nous transporte littéralement dans une autre dimension : son solo de sept minutes sur ‘Then Came The Last Days Of May’ restera probablement un des meilleurs moments de concert de ma vie.

Ce concert était sans hésitation le meilleur de tout le festival. Les musiciens de Blue Öyster Cult ne possèdent pas seulement une virtuosité musicale incroyable : ils vivent la musique, et ils la transmettent. En une heure à peine, sans fioritures, ils ont mis tout le monde d’accord : les vraies têtes d’affiche du Hellfest 2017, c’était eux.

Conclusion

C’était mon troisième Hellfest, et après une édition 2016 plutôt mitigée, le cru 2017 a remis la barre bien haute. Je suis d’ailleurs particulièrement impressionné par l’efficacité des équipes chargées de l’organisation du festival pour la résolution des problèmes d’une année sur l’autre. L’agrandissement du site, la mise en place de portiques pour fluidifier les entrées… autant de solutions concrètes et utiles aux soucis remontés les années précédentes. On peut questionner le prix du pass 3 jours, pas forcément accessible à tous, mais il n’empêche que toutes ces améliorations le justifient largement. Sans compter la programmation musicale d’excellente qualité ! Vivement l’année prochaine !


Crédit photos : Lola Photographies – Laurence Amielh / Photos non libres de droits.

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