Like a Melody | Chronique : Big Wool – Big Wool


Tombée en amour à l’écoute de ‘David, I Love You’, ma prochaine chronique sera pour Big Wool !
On y est. C’est aujourd’hui que je te présente ce groupe angevin et son premier album éponyme sorti le 2 juin dernier.
Avant toute chose, je te conseille d’appuyer sur le petit bouton play du clip, juste en bas. Tu es bien installé ? On va pouvoir commencer…
Cinq musiciens réunis chez Kütu Records. Du rock des 90’s mais pas que. L’hiver. De la grosse laine douillette. Angers et ses studios de l’Ile d’Amour. Une recette parfaite pour fabriquer un très bel album de huit titres. Nicolas Zambon (guitare), Guillaume Lecahain (basse), Baptistine Bariller (violon), Maxime Dobosz (chant/ guitare) et Vincent Lechevallier (batterie) en sont les monteurs de mailles. Tu auras sûrement reconnu leur nom puisque chacun d’entre eux est issu d’autres groupes ou orchestre tels que VedeTT, Coco Grrrls, Scènefonia, San Carol, Pony Pony Run Run. De quoi être comblé ! Allez allez, remonte ton col roulé et prépare-toi une tasse de thé. Nous retournons à l’hiver 2016.

“Big Wool” débute avec ‘Home’. Je te l’accorde, nous ne sommes pas encore en hiver. Ici ça fleure bon le soleil, bientôt les feuilles mortes, pas encore les flocons. Nous sommes en sécurité à la maison. De ses fenêtres en sort l’écho d’une voix, d’une guitare, d’un violon. Il est accompagné par une batterie énergique à souhait et une basse profonde. Une musique très nuancée, des ponts, de la puissance suivie de silences. Big Wool n’est pas là pour tricoter un chandail, voici sa signature. ‘Always Goes Wrong’. Voyage en Californie, non loin des collègues Talma Suns. La basse et la batterie donnent le ton. Un petit riff te projetant à Los Angeles. Le skate aux pieds, le nez en l’air. Nous résonne dans les oreilles un refrain résolument plus pop, mais toujours habillé aux couleurs rock alternatif. Le style shoegaze fait son apparition grâce au troisième titre ‘Vanishing Point’. Tu es flemmard, disons rêveur ? Maxime t’enveloppera de son timbre joliment nonchalant.
La température dégringole. Il est temps de rejoindre notre cabane au bord du lac, près des montagnes. Allume un feu. Laisse-toi hypnotiser. C’est l’instant où l’album mue vers un calme inattendu. ‘The Fall’ m’interpelle par sa simplicité. Pendant les quatre premières minutes, la douceur et une certaine fragilité dévoilent l’autre visage de Big Wool. Celui pourquoi Big Wool se nomme Big Wool. Oui mais entends-tu ? La pression monte crescendo… Quelque chose devient plus sûr, presque sauvage. Il répète une seule phrase semblant dévorer son esprit. Nous démasquons un nouvel instrument. Le saxophone ne se fait pas prier et s’impose dans une colère égale à la voix bientôt hurlante. ‘Friends Again’ te salue avec son allure plus blues. Ce sentiment provient sûrement du jeu de guitare attaquant les aigus. Un rythme saccadé. Cette fois-ci, elle ne comprend pas de pont, ni de variante. Seulement l’alliance de cordes vocales et métalliques. La chanson s’avale en un rien de temps. Tout comme ‘Underwater’. La musique d’ambiance de l’album. Tu n’y trouveras aucune parole. C’est à toi que revient le pouvoir de créer son histoire d’après ton ressenti. Je dirais que nous sommes sous l’eau, prisonniers d’un lac gelé. Nous nous débattons lentement sous une épaisse couche de glace. Il fait froid. Je sens pourtant quelques courants chauds me caresser la nuque. Petit à petit, nous coulons. Paradoxalement, ce gouffre est plutôt confortable. Nous sortons progressivement la tête de l’eau aux premières notes de ‘She’. Le violon fait don de sa présence dès le début et nous honorera jusqu’à la fin. Baptistine apporte ce plus à la formation à l’aide de son compagnon inhabitué des groupes de rock. La preuve en six minutes. Résumons, ‘She’ est une chanson extrêmement nuancée pour un résultat explosif. Intense dans ses passages à vide comme durant ses moments de grâce instrumentale. Le ciel se dégage. Le printemps renaîtra avant peu. ‘Supertrigger’ nous y prépare. La batterie devient pad. Maxime siffle, murmure parfois. C’est un titre qui fait du bien. Néanmoins “It’s not fun everyday”. La mélancolie hivernale est donc toujours parmi nous. Tranquillement, le silence se fait et annonce la fin d’une superbe sonothèque.

Big Wool ! “Big Wool” !
Quel bonheur de traverser un bout d’hiver (ou presque) avec vous. Il est vrai que votre premier album est sorti le 2 juin… Mais quoi de mieux que retourner auprès de sa cheminée, l’âme nostalgique empreinte de mélodies comme celles-ci ?

Ma sélection :
‘The Fall’
‘Underwater’
‘Always Goes Wrong’
‘She’
‘Suppertrigger’

Pour retrouver Big Wool :
Facebook : https://www.facebook.com/bigwoolmusic/
Twitter : https://twitter.com/bigwoolmusic
Bandcamp : https://bigwool.bandcamp.com/
Deezer : http://www.deezer.com/artist/12626217
Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCwYxTZuHLDHaVoOj02sgX6A
Soundcloud : https://soundcloud.com/bigwool/sets/big-wool-big-wool/s-9TlAn
Instagram : https://www.instagram.com/bigwoolmusic/

Les commentaires sont fermés