Like a Melody | Live Report : Cali – Espace Culturel Marcel Pagnol, Aubevoye (27) – 24/03/2017

Ce vendredi soir, direction Aubevoye pour aller écouter Cali sur sa nouvelle tournée « Seul en Scène » pour présenter son septième album studio « Les Choses Défendues » sorti en novembre 2016. Ce nouveau disque est un instantané de ce qu’il est, avec ses émotions, ses souvenirs, ses tragédies aussi, posés sur des sons pop où percent des influences comme Dylan ou Springsteen.

Si j’ai pu découvrir un Cali bourré d’énergie et de générosité lors de son précédent passage au 106 à Rouen en avril 2015 (voir ici), je sais déjà que ce soir sera bien plus calme puisqu’il sera seul et en acoustique pour une prestation intimiste et que le public sera uniquement installé en places assises. Et effectivement, dès les premiers instants du concert, quelle différence ! Le public est déjà plus âgé qu’il y a deux ans à Rouen. Cali est très calme et chante doucement assis sur sa chaise. Sa chaleureuse mise en scène reproduit sa chambre d’adolescent avec des lumières tamisées, quelques meubles, un petit canapé confortable, des posters, dont un de Leonard Cohen, et des vinyles de U2 ou des Sex Pistols. Ce décor me fait réellement plonger dans son intimité, avec cette impression qu’il va se confier et chanter juste pour moi.

Le public est peut-être intimidé, en tous cas, on n’entend pas un bruit dans la salle autre que la musique. Les applaudissements sont timides également et je commence à m’inquiéter un peu quant à l’ambiance de la soirée … Mais c’était sans compter sur le grand talent d’humoriste que Cali nous dévoile ce soir-là. Entre chaque titre, il nous raconte des tranches de vie, la sienne, et avec ses mots, son attitude et ses regards, le public est conquis et éclate de rire. Il instaure un véritable échange avec nous, nous dévoile ses petits secrets d’adolescent, puis d’homme, nous ballade entre chansons nostalgiques ou sérieuses et blagues, et ça fait mouche ! C’est d’ailleurs ce soir-là que nous apprendrons que son premier groupe a été fondé au lycée avec deux de ses potes, qu’ils s’étaient baptisés « Pénétration Anale » et que « leur tube connu de tout leur village de Vernet-les-Bains » s’intitulait « J’encule Charles Renouvier » (c’était le nom de leur lycée ^^). Il nous confiera que leur groupe fut invité à chanter à la fête de fin d’année du lycée et que les enseignants et le personnel d’administration n’avaient pas été franchement enchantés de leur répertoire ! Il nous raconte également une fugue jusqu’en Angleterre pour retrouver une jeune fille dont il était éperdument amoureux, un voyage très roots en Irlande, ou encore une visite chez un … proctologue !!!

Cali réinvente donc ses chansons avec calme et douceur, accompagne ses textes avec sa guitare, son harmonica ou son piano, et même si j’ai une nette préférence pour leurs versions originales, elles n’en sont pas moins belles. Un jeune garçon lui demandera s’il peut chanter « Pensons à l’Avenir » et Cali le fera monter sur scène pour chanter avec lui. Débordé par ses émotions, le garçon s’est mis à pleurer, ce qui a ému toute la salle, y compris l’artiste lui-même. Parmi les morceaux joués ce soir-là, citons les incontournables « C’est quand le bonheur ? » et « Elle m’a dit », « Je ne vivrai pas sans toi », « Roberta », « Sweetie », « I want you » et le dynamique « 1000 cœurs debout » qui fait toujours son petit effet … Nous avons passé presque 2h30 dans l’intimité du chanteur, entre rires aux éclats et émotions profondes, soirée qui me conforte dans mon ressenti d’il y a deux ans : Cali est d’une grande gentillesse et générosité, bref, une belle personne !

La tournée acoustique continue jusque fin avril avant de retrouver Cali avec ses musiciens pour des concerts plus rock dans quelques mois.

Remerciements à Laurie Holzer pour l’invitation.

http://www.calimusic.fr/
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