Like a Melody | Rencontre avec Vox Pompidou – « Ce coté un peu vintage rétro-futuriste, ça nous plaît. »


Le 10 mars dernier, la tournée GIRLS D’ONT CRY était de passage au Black Sheep de Montpellier. A cette occasion, nous avons pu poser quelques questions à Vincent (guitare) et Mike (basse), pour qu’ils nous parlent un peu de leur groupe Vox Pompidou.

_ On va commencer par les présentations… Vox c’est qui ? Comment est né le groupe ?

Vincent : Le groupe existe dans sa forme actuelle depuis fin 2015 avec l’arrivée de Mike à la basse. Il a participé à la fin de l’album qui est sorti en avril 2016. Mais sinon le groupe a déjà beaucoup de vécu avant cette année 2015. Mélodie (chant) est arrivée en 2012, moi j’avais monté le groupe déjà en 2010, mais ce n’était qu’un projet avec lequel j’avais déjà fait quelques bonnes dates. Sur les six années d’existence du groupe, ça fait seulement un an et demi qu’on a trouver l’alchimie entre tous les membres, qui fait qu’on va continuer un bon bout de chemin ensemble.

_ Pourquoi ce nom Vox Pompidou ?

Vincent : A l’origine le groupe s’appelle Vox. Vox parce que en latin c’est la voix. Et moi je n’avais pas forcément envie d’un nom anglophone, j’ai toujours eu envie d’assumer et de revendiquer un coté français. Et Pompidou c’est venu se greffer parce qu’on voulait ajouter un peu plus de personnalité. Quand on dit Vox tout court, c’est une marque d’ampli, c’est un nom tellement banal, tellement commun que ça manquait un peu de personnalité. Et très naturellement on s’est dit qu’on allait ajouter un mot. Pompidou c’est Mélo qui l’a trouvé. On a joué au Bus Palladium une salle estampillée assez 70’s, et il s’avère que pendant ces années 70 c’était George Pompidou qui était président et c’était un président assez rigolo, par son personnage un peu rock’n’roll. Et puis Pompidou c’est un mot qui sonne, qui groove presque.

Mike : Et puis Pompidou il a fait cinq ans à la fin des années 60, de 69 à 74 donc ça tombe pile poil à la charnière de ces deux périodes qu’on aime beaucoup, donc ça tombait vraiment bien. Et puis oui, comme dit Vincent, ce coté un peu décalé, un peu franchouillard OSS 117 avec sa belle Citroën SM qui n’a jamais été recopiée. Ce coté un peu vintage rétro-futuriste ça nous plaît aussi.

_ Vos influences ?

Mike : Nombreuses évidement. On vient tous d’un milieu vraiment différent. Après on se rassemble tous autour du rock’n’roll. Du blues des débuts jusqu’à Motörhead ou Led Zeppelin tous ces groupes là. C’est notre point commun. Après on a plus une sensibilité qu’elle soit funk, reggae ou dub… On l’a aussi.

Vincent : Oui bon… Reggae, dub, je peux en écouter un tout petit peu mais c’est pas forcément là où je me régale le plus. Par exemple moi aujourd’hui je suis un abonné aux albums de Jon Spencer Blues Explosion. J’ai découvert un groupe qui s’appelle The Mystery Lights, j’ai vu une chronique, j’suis allé écouter et j’ai  trouvé ça super classe. Et à coté de ça il y a des groupes comme les Stone Foxes, Radio Moscow… Cette scène un peu «décalée» on va dire, qui n’est pas forcément grand public, mais qui s’inscrit vraiment dans un blues/rock/psychedelic que j’aime beaucoup en ce moment. Et j’aime aussi réécouter des vieux trucs de quand j’étais ado, c’est à dire les années 90. Notamment l’album « Good » de Sonic Youth, qui tourne en boucle en ce moment. Et là je suis en train de remettre sur la platine les Beastie Boys, le premier album. J’ai fais une cure de Beastie Boys pendant très très longtemps, et ça faisait peut-être trois quatre ans que j’en avais pas écouté du tout. Et puis là j’écoute un titre puis deux, et je me dis «Putain mais c’est vraiment trop bon», je connais pas un morceau à jeter.

Mike : Impossible à trouver.

Vincent : Impossible.

Mike : Et moi je ne jure que par The Cure, donc tu vois dans quelle merde on est ! (rires)

_ Votre premier album est sorti il y a presque un an maintenant. Comment se passe votre parcours / évolution depuis sa sortie ?

Vincent : On l’a envoyé un peu partout pour le faire découvrir et on a eu de bons retours de presse, médias en général. Je ne dirais pas inattendu mais voilà,  Abus DangereuxRock&Folk et j’en oublie, qui chroniquent l’album en étant élogieux, ça fait vraiment super plaisir et ça donne beaucoup d’enthousiasme. Et derrière on a eu cette proposition de La Piéta et du Petit Chat Noir Records pour monter cette tournée GIRLS DON’T CRY, et sur laquelle on s’est greffés avec grand plaisir. Depuis septembre/octobre 2016, comme c’est le cas ce soir, on joue un peu partout en France. C’est l’occasion de défendre l’album et d’en parler, c’est des rencontres avec des médias, du public, des musiciens, des programmateurs des pros… Tous ceux qui sont amateurs de musique, qui sont venus en tant que curieux ou qui avaient un peu entendu parler du groupe.

_ Comment se passe le processus de création ?

Vincent : En général moi j’envoie à Mélo mes riffs de guitare, et si elle, elle trouve l’inspiration une mélodie qui vient, on travaille ça en groupe, et le morceau évolue. Après ça veut pas dire que tous les morceaux sont écrits exactement de cette manière mais la plupart ont été écrits comme ça.

Mike : Je suis toujours content de recevoir un mail avec des maquettes, parce que Vincent nous prépare des belles maquettes, et du coup ça nous permet d’avoir déjà un aperçu de ce que ça va être, et à partir de là on a un cadre mais on est libre d’en faire ce qu’on veut.

_ Que pensez vous de la scène émergente actuelle ?

Vincent : Je parlais de La Piéta et c’est pas du chauvinisme ou quoique ce soit, mais il y a un an quand je suis allé les découvrir au club de Paloma, franchement, j’ai pris une grosse tarte. Un groupe qui mélangeait grunge, electro avec pleins d’influences que j’aime beaucoup, tout en ayant une vraie personnalité, tout un univers qui m’a bien régalé. Localement, il y a aussi Kursed qui fait son sacré bout de chemin…

Mike : C’est horrible ce que je vais dire, mais je t’avoue que j’ai pas vraiment d’avis sur la question. Ça fait un moment que j’ai pas pris le temps d’écouter autre chose. Après je les cite souvent en interview pas parce que c’est des copains mais c’est surtout des copains. C’est un groupe qui s’appelle Grü Grü, qui vraiment impose son truc de façon très originale, c’est sans texte, sans paroles, c’est que de l’instrumental et je les trouve très très très bons.

Vincent : Je pensais aussi à un autre groupe qui est nantais KO KO MO, que j’aime beaucoup, que j’ai pas assez encore écouté, mais là aussi, il y a vraiment un truc qui me parle.

_ Une anecdote live ?

Mike : On en a ! Arriver dans un salle où il n’y a rien. Pas de sono, rien du tout. J’ai joué sans ampli basse, ça ne m’était jamais arrivé.

Vincent : On prend un taxi, à Paris entre Gare Saint-Lazare et Gare de Lyon. On démarre, le gars était mou comme un mollusque… Presque stressant quoi. On démarre, le coffre qui s’ouvre et le matos qui tombe par terre. Heureusement on était pas sur la voie principale, mais le clavier était pas protégé. Et le gars qui nous dit « Non mais ça va aller…». J’avais envie de lui dire « en plus il faudrait que tu te taises » (rires).

Mike : Le concert où il ne faut pas faire de bruit aussi. Moi je cite personne, mais on l’a vu, on l’a vécu.

_ Les futurs projets pour Vox Pompidou ?

Vincent : Un nouvel EP. On aimerait pour début 2018. On a déjà des bribes de morceaux mais il y a encore beaucoup de travail.

_ Un dernier mot ?

Mike : Le mot pour la fin ? « La basse dans ta face »!

Pour retrouver Vox Pompidou  :
Website : https://www.wearevox.com/
Facebook : https://www.facebook.com/voxlegroupe/
YouTube : https://www.youtube.com/user/cooldriveasso
Instagram : https://www.instagram.com/voxpompidou/
Bandcamp : https://voxlegroupe.bandcamp.com/

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