Like a Melody | Rencontre avec Kursed : « On sait ce qu’on déteste, on sait ce qu’on veut »

À l’occasion de leur Release Party le 19 Janvier dernier au Rockstore de MontpellierHugo (chanteur – guitariste) et Ari (guitariste) du groupe Kursed, nous ont parlé de leur nouvel album « Misophone », de l’évolution du groupe et des quelques moments marquants de leur année 2016…

_ Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, pouvez vous nous présentez le groupe. Comment s’est-il formé ?

Hugo : Le groupe Kursed c’est un groupe de rock n’ roll, et à l’origine, on a commencé alors qu’on ne savait pas jouer d’un instrument. À la base avec un trio : moi, Thomas le bassiste actuel, et un autre batteur. On a fait nos premiers concerts quand on avait 13-14 ans, on est partis en tournée dès qu’on a eu la majorité, on a commencé à enregistrer nos démos… La formation actuelle, elle, n’a que trois ans.

_ Quelles sont vos influences ? 

Hugo : Ça va de Queens of the Stone Age à BRMC, à Nirvana, aux Black KeysCage The Elephant… Beaucoup de rock indie, avec des traces de blues et de grunge.

_ Demain sort votre nouvel album « Misophone », pouvez-vous nous en dire plus à son sujet ? Sur sa conception, son enregistrement…

Ari : On l’a enregistré à Miramas avec Lionnel Buzac, le leader du groupe Soma.

Hugo : À Martigues  ! Dis pas de bêtise…

Ari : À Martigues plus précisément oui. Donc cet album c’est le premier sous cette formation là. C’est le premier album signé, on ne sait pas si ça change grand chose, mais ça joue probablement, il y a quand même plus de moyens financiers. C’est la première fois aussi qu’on a eu autant de temps. On a pu prendre du temps pour chercher des sons, bien poser les choses à plat. On a fait une résidence aussi avant donc les morceaux ont été retravaillés, revisités… C’est la première fois qu’on a tout ce confort là pour enregistrer un album.

_ Entre les premières compos et aujourd’hui, le son Kursed à dû bien évoluer. Quelles sont les différences entre les premiers morceaux et l’album qui va sortir ?

Hugo : Je pense déjà que le fait qu’il y ait des membres différents, ça t’influence quelque part et ça apporte un nouveau son. C’est ça qui a été intéressant. Au début on été un trio, et moi je cherchais un autre guitariste parce que j’avais deux parties guitare quand j’écrivais de la musique. Aujourd’hui Ari écrit ses parties guitare et apporte ses idées, chacun apporte sa pierre à l’édifice. C’est ça qui est intéressant et c’est ça je pense qui fait qu’on a un son qui nous caractérise. Et puis après c’est vrai qu’on est des fans de pédales de guitares… On sait ce qu’on déteste, on sait ce qu’on veut. On est vraiment très très chiants pour le choix des sons de guitare. La production c’est hyper important. Il y a pleins de groupes qu’on aime beaucoup qui après ont une production trop lisse et après je trouve que ça perd en crédibilité et en…

Ari : En charme.

Hugo : En charme tout simplement.

 _ C’est moins rock n’ roll

Hugo : Voilà, c’est ça.

_ Vous êtes plutôt scène ou studio ?

Ari : On aime les deux mondes. Après c’est vrai que là où tu prends le plus d’adrénaline, c’est forcément sur scène. Mais on aime bien ce délire de tester des choses, être enfermés toute la journée…

Hugo : Le mieux encore c’est même pas forcément en studio, c’est quand on enregistre les pré-prods chez nous. Les pré-prods c’est quand on a des compos et qu’on les teste chez nous et c’est un travail hyper important quand tu veux écrire des chansons. Après en studio, c’est un gain de temps énorme. Et quand tu fais des pré-prods, tes morceaux prennent forme, tu les redécouvres. J’aime beaucoup ce travail de recherche. Mais après comme Ari le dit, la scène c’est vraiment l’adrénaline, ce truc hyper spontané. Pour moi c’est deux choses qui sont même incomparables en fait. Mais les deux font partie du jeu, et on aime les deux.


_ Ce soir vous jouez au Rockstore, est-ce qu’il y a un endroit en particulier où vous aimeriez jouer  ?

Hugo : Y’en a plein  !

Ari : Là tout de suite, des festivals. Rock en Seine

Hugo : Voilà j’allais dire des festivals… Forcément c’est ce que tu recherches le plus quand t’es un groupe « émergent ». Aller rencontrer le plus de gens possible et les festivals c’est une rencontre où il y a pleins de pros aussi… C’est vrai que des festivals comme Rock en Seine où je vais chaque année, à chaque fois je me dis «  Putain j’aimerais bien être sur cette scène là un jour  !».

_ Que pensez-vous de la scène émergente actuelle justement ?

Ari : Il y a de très belles choses. De très bons groupes. En l’occurrence on joue avec The Psychotic Monks ce soir, et on aime bien ce qu’ils font. Il y a plein de groupes comme ça qu’on croise au fil de nos tournées et en plus, sincèrement, qu’on aime bien musicalement.

Hugo : Et puis même humainement on a fait des super rencontres. The DukesFuzzy Vox… Bon après Last Train on les cite même plus. Je sais pas si c’est parce que nous on est là dedans, qu’on joue plus qu’avant, mais j’ai l’impression qu’il y a trois-quatre ans il n’y avait pas cette mouvance un peu rock n roll, rock indie où les gens chantent en anglais. C’est pas non plus énorme ce qui se passe aujourd’hui mais on se sent moins seuls. J’ai l’impression qu’il y a une scène émergente rock n’ roll, et c’est cool.

_ Votre meilleur souvenir live ?

Hugo : Hier on nous a posé la question « notre meilleur souvenir de la tournée », donc on a dit Lille. C’est la dernière date qu’on a fait. C’était assez incroyable d’aller si loin, et que plein de gens nous suivent là-bas alors qu’on ne s’y attendait pas vraiment. Grosse soirée. Mais sinon moi je pense soit le festival This is Not A Love Song à Nimes, soit la Bretagne avec la première partie de The Struts. Ou le Bus Palladium aussi c’était bien. Il y en a eu quelques unes qui étaient vraiment cool en 2016.

_ Qu’est-ce que vous diriez à quelqu’un qui ne vous connait pas pour le convaincre, lui donner envie de venir vous voir sur scène  ?

Ari : Déjà faut qu’il aime l’odeur de la sueur.

Hugo : J’ai pas envie de convaincre les gens, c’est un choix, on est là pour divertir donc après si t’as envie de t’amuser, de t’éclater… Viens rentrer en transe avec nous, faire le chaman tout nu.

_ Une dernière anecdote  ?

Hugo : On avait un van qui était terrible et on en a un nouveau qui est déjà tombé en panne. On continue la poisse Kursed. La malédiction jusqu’au bout.

Et si ces quelques lignes t’ont donné envie d’aller écouter « Misophone », bonne nouvelle, on va en faire gagner un exemplaire très prochainement… Et notre chronique arrive bientôt aussi.

Pour retrouver Kursed :
Website : http://www.kursedmusic.com/
Facebook : https://www.facebook.com/kursedmusic/?fref=ts
Youtube : https://www.youtube.com/user/bouletteeee

Et la suite des dates c’est ici :

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