Like a Melody | Un peu d’indus, beaucoup de sentiments

En ce début d’année, avec le froid en plus de tout ce qui peut nous tomber dessus, on se réconforte comme on peut et en musique évidemment ! Aujourd’hui, je vais te parler un peu d’indus mais surtout de toute cette palette de sentiments qui vont autour, parce que oui la musique c’est avant tout une histoire de sentiments !

Je ne vais pas commencer par te faire un cours sur l’indus parce que, déjà, on peut mettre tellement de choses dedans, et puis chacun revendique son propre courant illustrant ce genre musical. Pour moi perso, l’indus c’est avant tout Nine Inch Nails, certains seront d’accord, d’autres crieront au parjure, peu importe, chacun s’y retrouvera.

Quand tu écoutes de l’indus, tu es d’abord frappé par toute la machinerie électronique qui fait une entrée fracassante à l’intérieur de ton crâne et qui vient se percuter contre tes neurones, faisant naître chez toi un sentiment de révolte venu de nulle part. Tu te sens comme emporté et c’est comme si ta machinerie intérieure se calait sur le rythme de la musique, avec en fond sonore lointain des guitares et une batterie qui résonnent. Ton corps se met à revendiquer son besoin de bouger, s’enflammant petit à petit au contact de doux braillements vindicatifs.

Une fois cet état atteint, ton esprit peut s’ouvrir à d’autres sensations, et c’est vers ton cœur que la musique se dirige à présent. Maintenant que tu as assimilé les premiers sentiments de rage apparente, tu peux te laisser doucement bercer par les basses, qui peu à peu pénètrent ton cœur qui se met à battre à leur rythme et tu découvres un univers tout à coup plus doux. Finalement, tu te laisses envahir par le spleen qui t’enrobe délicatement et tu savoures toute la profondeur de ton ciel intérieur.

Dans cet état de transe, tu ne te rends même pas compte tout de suite que la musique continue à s’écouler lentement le long de ton corps pour finir par aller se loger plus bas, au sein d’un milieu plus intime. Là tu explores toutes les possibilités de sensualité profonde que t’offrent ces notes et cette voix. Tu es juste bien et tu veux continuer à profiter de ce plaisir.

Autant te dire que c’est parfait pour une journée d’hiver glaciale, niché près du feu, mais pas que. Toutes ces impressions, ces sentiments, ces sensations, et ben en concert elles sont toujours là. Rien n’est mieux que d’entrer dans une telle osmose et même de pleurer pendant un concert d’indus (devant Trent Reznor c’est encore mieux), tout simplement parce que ça fait du bien bordel !

Alors oui, la musique ne doit pas être que cérébrale, certes. Mais même toi le punk qui pleure encore ta dernière paire de baskets décédée lors d’un pogo, ou toi le metalleux qui a encore mal aux cervicales d’avoir trop headbanger le week-end dernier, oui vous ressentez aussi ce genre de sentiments et de sensations, sans forcément mettre des mots dessus, sans forcément aller aussi loin. Parce que ce qui est beau, c’est que c’est valable pour tous les genres imaginables de musique. Car la musique c’est d’abord synonyme de plaisir, de bonheur, c’est un moyen de communication et de partage sans fin, c’est un réconfort ou un refuge, c’est une source d’énergie, d’expression, c’est passionnant, c’est vibrant et ça fait partie intégrante de ta vie.

Je revendique ce droit à l’orgasme musical, et je vous souhaite à tous pour cette année 2017, tout plein de jouissance musicale !

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