Interview Disorder Kid – «Il y a tout intérêt à continuer de jouer un maximum, car il n’y a que comme cela que nous progressons »

Salut Disorder Kid ! Ravi de vous rencontrer, pourriez-vous vous présenter et raconter votre histoire ?

Laura : Salut ! On s’appelle donc Disorder  Kid, on est un duo rock français qui chante en anglais. On s’est rencontrés en juillet 2013 dans un aéroport en direction de la Turquie. Nous allions jouer dans un Club Med pour être honnête, et on ne s’était jamais rencontrés avant !
Alors moi, c’est donc Laura. Je m’occupe du chant et de la guitare dans ce groupe…

Valéry : je m’occupe du chant et de la guitare… (rires)

L. : Si on ne peut plus rigoler… Et donc Valéry qui s’occupe lui de la basse et du chant également, ainsi que de la programmation des batteries. Nous avons aussi Alexis qui nous a rejoints récemment à la batterie pour les concerts.

V. : on a sorti un album il y a 2ans, et une réédition sortira en février 2017. La batterie ayant été un vrai plus, on a décidé de le remettre à neuf ! Histoire de réenregistrer un disque avec une vraie batterie.

On se rencontre aujourd’hui pour votre Disorder Tour et la promotion de cette album ‘’1’’, après votre histoire pouvez-vous maintenant nous raconter ce disque ?

V : dès que nous nous sommes rencontrés avec Laura, on s’est mis ensemble rapidement à la composition de ce disque finalement, on enregistrait en même temps que l’on composait les morceaux. C’est-à-dire que l’on avait une idée, un bout de guitare, de la batterie était ajoutée, tiens on pourrait faire également telle mélodie de chant, ect…  J’ai la chance d’être ingénieur du son, ce qui était plutôt pratique. Nous étions deux dans une pièce avec des instruments et on a juste commencé à faire de la musique, tout simplement, et à composer les douze morceaux.

Pourquoi chanter en anglais ?

L. : ça sonne plus facilement, faire sonner en français est beaucoup plus compliqué. C’est une langue d’images aussi, il y a même des expressions quand tu les prends mot à mot qui ne veulent rien dire, mais l’ensemble donne quelque chose de beau. Il y a également le côté international, le fait que les groupes que nous écoutons principalement chantent en anglais, mis à part Noir Désir. C’est très dur car en France il n’y a pas cette culture là.

V. : je pense que si tu fais du rock et que tu chantes en français, il faut avoir un discours engagé. Tu balances des trucs dans la gueule comme le faisait bien Noir Désir ou Bertrand Cantat. Après oui tu peux aussi le faire en anglais si tu veux. Mais j’aime bien ce côté concept international car les groupes que j’entends, je ne sais pas finalement s’ils sont anglais, américains, français, suédois, ect… Il n’y a aucune étiquette.

L. : quand on était à New York par exemple, on ne disait pas forcément que nous étions français, et les gens en étaient étonnés après coup. On a ressenti le fait de pouvoir communiquer.

Tu as évoqué New York, parlons un peu de ‘365’ et de vos morceaux clippés ?

V. : il y a donc une session live tournée à New York en juin avec le morceau ‘365’ car nous avions envie de jouer là bas, et que c’était bien cool de partir, de prendre l’avion… Comme l’avion signifie vraiment quelque chose pour nous (sourires) ! Et nous aimions l’idée évidemment de jouer outre Atlantique. Un ami nous a invités sur un rooftop et en a profité pour nous prendre en session acoustique.

L. : sinon niveau clip, il y a ‘Little old me’, une balade plus ‘fuck’ que le reste de l’album globalement. Il y a également ‘Everybody knows the high chick’, c’est le morceau qui représente vraiment ce que l’on fait : de gros riffs fuzz mélangés à des passages plus aériens et plus planants. Et enfin le dernier c’est ‘We just go’ qui est aussi le premier morceau de l’album, dont le son sera celui présent sur la réédition.

Vous jouez demain (25 novembre 2016) au Jack Jack à Lyon, avez-vous des fans lyonnais ?

L. : souvent nous avons des fans qui nous laissent sur la page facebook des commentaires en nous demandant de venir dans telle ou telle ville, après je ne pense pas que l’on soit forcément connu des lyonnais, mais c’est justement la raison pour laquelle on est là : faire découvrir notre musique !

Donc demain vous retournez le Jack Jack ?

V. : on l’espère ! (rires)

Vous arrivez à la fin de cette tournée, quelles sont les enseignements que vous en tirez ?

L. : au niveau des points positifs, plus on joue et plus on est bon. Il y a donc tout intérêt à continuer de jouer un maximum car il n’y a que comme cela que nous progressons, que l’on s’habitue au public, que l’on améliore notre jeu, notre set. Les points négatifs, comme on démarre nous ne savons pas forcément où nous tombons, ce qui provoque parfois des petites déceptions, des surprises, on a également galéré à trouver le bon batteur. C’est ce que je retiens aussi de cette tournée : nous avons commencé à deux avec une boîte à rythme et nous terminons avec un batteur que nous adorons et avec qui ça se passe super bien. Il y a eu 3-4 batteurs, de nouveau la boîte à rythme, c’était une tournée où nous avons vraiment trouvé ce que nous voulions faire par la suite.

Aviez-vous déjà fait d’autres tournées ? Que ce soit avec Disorder Kid ou d’autres projets ?

L. : j’ai fait une mini-tournée avec Lily Wood and the prick sur une douzaine de dates en back-up, pour les voix et tambourins. J’avais 18 ans, et c’était une belle expérience de tournée !

L’un des souvenirs marquants de ce Disorder Tour ?

L. : les mauvais souvenirs ce sont généralement des problèmes techniques comme quelque chose qui ne s’allume pas, une pédale qui ne marche plus, un ampli qui grille et ça pourrit la date. Mais sinon on a plutôt de bons retours, on rajoute des gens dans notre team Disorder donc c’est cool !

On va parler plus rock’n’roll, pensez-vous que le rock est devenu trop sérieux ?

L. : le rock a toujours été sérieux. Ça fait partie des musiques engagées, même si elles sont là pour divertir les gens. Il y a quand même un fond important.

V. : tout dépend aussi de ce que l’on veut dire par sérieux. Si c’est dans le texte et les propos, ou bien comment tu casses ton matériel à la fin du concert. (rires)

L. : tu peux te permettre de casser ton matériel quand tu sais que ta prod va t’en repayer le lendemain. Mais quand tu es en autoprod, casser une guitare à mille euros, ça fait un peu mal au …

V. : les choses sont plus cadrées aujourd’hui. Quand je vois les Rolling Stones et leur premier Olympia, que le public cassait tous les sièges…

L. : c’est peut être le public qui est plus sage !

Soyons moins sérieux quelques instants, avec quel artiste rêveriez vous d’enregistrer un morceau ?

V. : Jack White ? (Rires)

L. : j’aimerais vraiment aller à Foreman Records !

V. : ce serait le top d’aller à Nashville pour faire un disque, ce serait mortel. Avec Jack White !

L. : oui ce serait quand même pas mal ! Ce serait déjà beaucoup ! (Rires) C’est assez emblématique, le seul mec implanté en tant que rockstar, qui arrive à en vivre. Tous ses groupes sont mortels, dès qu’il touche à quelque chose ça marche ! Il fait même des featuring avec des gens qui n’ont à voir avec son univers.

V. : ou bien un petit featuring avec Brittany Howard, ce serait chouette ! Il y a plein de gens qu’on aime beaucoup dans tous les cas.

En parlant d’artistes, qui serait l’auteur inavouable que vous passez dans le camion ?

V. : Inavouable ? Francis Cabrel ! Hier on écoutait la radio, et un petit Francis est parti, je peux te dir que ça a mis l’ambiance dans le camion !

L. : c’est notre petit côté franco-français ! Mais surtout ‘’Deep is your love’’ des Bee Gees, ça c’est notre morceau inavouable !

Une autre anecdote à raconter à propos de Disorder Kid ? Cette histoire de porte que vous mettez dans votre bio par exemple ?

L. : Ah ! C’est un concept en développement. Un jour, j’étais chez mes parents et composais un morceau. En allant me laver les mains j’ai claqué la porte, qui a été enregistré. Et ça sonnait hyper bien donc je l’ai envoyé à Valéry, qui l’a aussitôt ajouté sur les programmations de batterie. Du coup, on a fabriqué une porte et on l’amène à chaque concert, notre batteur la claque donc en live, ce qui donne un son très cool et un effet sympa pour le visuel ! On est assez fier de ce … concept ! Justice a la croix, les Stones ont les lèvres …

V. : nous, on a une porte. (Rires)

On arrive doucement à la fin de l’interview, quelles sont les choses à venir pour Disorder Kid ?

V. : on va donc sortir un EP en février 2017, plus un clip. Une tournée qui va s’annoncer, et dans la foulée des chansons à enregistrer en parallèle pour sortir un autre EP fin 2017 ou début 2018. Ainsi qu’un autre clip, et bien sûr des concerts !

Merci beaucoup Disorder Kid ! Je vous propose de citer le morceau de la fin !

L. : le morceau de la fin sera donc ‘’We did it’’ pour Disorder Kid. Et pour citer un autre groupe, ‘’Gimmie all your love’’ de Alabama Shakes.

V. : Gimmie all your loving… Ah non, c’est pas ça !

Merci Disorder Kid, et à bientôt !

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