Live report : Festival Watts a Bar – Bar-le-Duc (55) – 2/09/2016

C’est au début de ce mois de septembre ensoleillé que je me rends au festival Watts a Bar ! Je ne connaissais pas ce festival, bien qu’il ne soit situé qu’à une heure et demie de chez moi et compte déjà cinq éditions derrière lui, mais un simple coup d’œil sur l’affiche peu de temps avant (et sur celles des années passées où je lis des noms tels que Philippe Katerine, David Vincent, La Ruda, Raggasonic, Les Ramoneurs de Menhirs, Les Sales Majestés…) m’a convaincue d’aller y faire un tour.

Comme je le disais donc, le festival existe depuis 2011 et est régit par l’association Be Real. Situé en plein cœur de la Meuse, et cette année en plein milieu des champs, Watts a Bar nous propose, en plus de sa programmation musicale variée et surtout festive, des produits locaux (bières, limonade, stands pour manger et même mojitos) appréciables. Le tout dans une ambiance familiale et détendue, comme c’est souvent le cas dans les petits festivals locaux et c’est ce qu’on aime, et en plus sous chapiteau (en Lorraine c’est mieux, même si ce jour-là il faisait beau tiens!).

Après un trajet à travers la campagne lorraine et sous un beau soleil, nous arrivons avec mon compagnon sur place un peu avant 19h, le temps pour moi après récupération de mon accréditation de faire un petit tour du site, rapide puisque celui-ci est peu étendu et c’est tant mieux. Particularité, le festival nous propose une « chill zone », petit coin sympa et aménagé en plein air pour se détendre entre les concerts. Comme tout bon festoche qui se respecte, tu peux aussi faire du shopping sur plusieurs stands et manger et boire jusqu’à plus faim plus soif.

A 19h, se présente sur scène le groupe Dirty Work of Soul Brothers, formation originaire de Nancy et composée de Romain (chant/claviers), Polo (chant/claviers) et Fred (batterie). Formé en 2011, le trio qui nous propose son Rock teinté de Psyché, de Garage et d’Electro, a la particularité, tu l’as peut-être remarqué en lisant le line-up, de n’avoir aucune guitare. Ils sont adeptes du « Do It Yourself » et tournent pas mal sur les scènes de la région et françaises en général. Leur show est énergique et les garçons sont très souriants mais malheureusement en ce début de soirée le public est peu nombreux à profiter du spectacle, qui s’avère pourtant de qualité une fois assimilée l’absence des guitares. Leur court temps de jeu ne permet pas de voir toutes leurs qualités même si l’on sent poindre une maîtrise du live derrière l’absence d’ambiance. Ça donne envie de les revoir quand même, on va surveiller ça.

Après une petite pause repas, pendant laquelle on aperçoit monsieur Didier Wampas se balader en touriste sur le site comme il le fait souvent, il est vite 20h10 et temps pour nous de retourner sous le chapiteau pour Soldat Louis. Tu connais sans nul doute ce groupe originaire de Lorient, qui tourne depuis quand même vingt-sept ans : qui n’a jamais fredonné ‘Du rhum, des femmes’ sans déconner ? Le public est déjà largement plus nombreux et on sent dans l’air un vrai plaisir pour les gens d’être là. Sans surprise, le groupe nous fait partager tous ses tubes qui nous parlent des bonnes choses de la vie dans la bonne humeur et aussi dans l’émotion (je pense notamment à ‘Encore un rhum’, très jolie chanson). La plupart du public reprend les refrains en chœur, entraînant tous ceux qui ne connaissent pas le groupe, faisant de Soldat Louis un vrai vecteur intergénérationnel de plaisir, de partage et de fête. Je ne m’attendais pas à passer un aussi bon moment, spéciale dédicace à Anthony à la cornemuse, instrument qui y est pour beaucoup dans le plaisir auditif des morceaux.

Après cette heure bien sympathique, on sent l’euphorie envahir la foule à l’approche du boys band le plus Rock et le plus groupe à groupies du non star system français, j’ai nommé Les Wampas ! Les garçons envahissent la scène à 21h50, Didier arborant son magnifique pantalon laqué doré qu’on affectionne particulièrement. Existant quand même depuis 1986, leurs tubes sont nombreux et ce soir c’est avec joie qu’on écoute une nouvelle fois nos titres préférés (comme ‘Petite Fille’, ‘Rimini’, ‘Ce Soir c’est Noël’ ou encore, entre autres, ‘Manu Chao’) mêlés aux morceaux du douzième et dernier album en date « Les Wampas Font La Gueule ». Alors évidemment, l’ambiance est au taquet, ça secoue, ça s’écrase, ça braille, les filles se bousculent pour monter sur scène, et Didier Wampas ne serait pas le roi s’il ne se jetait pas à multiples reprises dans la foule ou n’escaladait pas le chapiteau ! Ses slams sur bateau ou orque gonflables des fans nous font bien marrer en tout cas ! N’oublions pas tout de même que derrière le leader romantique (et déjanté) il y a de bons musiciens qui font ce soir du bon boulot. Bref, Les Wampas c’est toujours du bonheur et on aime bien avoir notre dose régulièrement.

L’ambiance étant déjà particulièrement bouillante à Bar-le-Duc après ces trois shows, on se demande bien dans quel état on va sortir du prochain concert ! Effectivement, malgré l’heure déjà avancée, Dubioza Kolektiv débarque à 23h40 pour enflammer le chapiteau ! Alors, ce groupe bosnien, je t’en ai déjà parlé sur Like a Melody (c’est ici) et je n’avais pas caché mon enthousiasme pour eux. Sans surprise, leur show de ce soir est tout aussi énergique et plaisant ! Mélangeant toujours militantisme et humour avec talent, leur méli-mélo de folklore, de Hip Hop, de Metal, de Ska, d’Electro et j’en passe, marche toujours aussi bien : on danse tout le long du concert, ça slam à tours de bras (et même dans une baignoire), ils sont contents d’être là et je constate qu’ils commencent à être vraiment reconnus et attendus par le public français. Je ne sais pas comment c’est possible, mais l’ambiance est encore montée d’un cran, le public est survolté (la preuve, on recule de plus en plus nous). Indéniablement, la recette bosnienne fonctionne à merveille ! En tout cas, confirmation pour moi que Dubioza Kolektiv mérite sa place sur la scène musicale internationale et à mon humble avis, on n’a pas fini d’entendre parler d’eux.

On a survécu tant bien que mal à l’ambiance déchaînée et malgré la fatigue on patiente jusqu’au dernier groupe qui arrive sur scène à 1h30 : Opium Du Peuple. Crée en 2007, le groupe nous propose de la variété française à sa sauce avec des reprises connues et reconnues de tous, et se présente lui-même comme un groupe avec « des filles qui se donnent, un gros qui chante et un public qui s’amuse !! » : bon résumé (même s’il manque une fille ce soir)! On ne reste pas tout le long du show car il faut faire la route pour rentrer, mais pour ce qu’on en a vu, c’est l’éclate sur scène comme dans le public (encore bien nombreux). Leurs reprises fonctionnent effectivement très bien, leur énergie est débordante, ils mouillent la chemise avec plaisir, en bref c’est la fête ! C’est un titre de Renaud braillé à la mode Opium Du Peuple qui nous accompagne lorsque l’on quitte le site du festival meusien.

Tu cherches depuis des années une bonne raison pour venir dans la Meuse ? Voilà, je te l’ai trouvée : le festival Watts a Bar ! Je n’y suis allée que le vendredi mais le festival se déroule sur deux jours (avec camping) avec une programmation plus roots le samedi. Alors n’hésite pas à venir t’éclater ici sur fond de musique de qualité à la prochaine édition !

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