Live report : Festival Le Cabaret Vert – Charleville-Mézières (08) – 25/08/2016

Comme annoncé précédemment sur Like a Melody, je vais donc vous raconter ma journée au festival Le Cabaret Vert (une première pour moi), et quelle journée !

Après un peu plus de trois heures de route avec les copains, nous arrivons dans la matinée dans la ville ardennaise sous une chaleur déjà torride ! Et avant de parler musique, je me dois de faire un petit point sur l’accueil. Mon amie Jess ayant toujours ses béquilles, nous avons donc accès au parking PMR, situé à l’intérieur même du festival. Et là, quel accueil ! Thomas, le responsable de la branche PMR, nous prend en charge et nous bichonne aux petits oignons. Il explique comment va se passer l’entrée, nous présente aux différents points de passage veillés par des vigiles pour que l’on puisse circuler à notre aise pendant la journée et me montre où je dois aller retirer mon accréditation presse. En plus, il est très sympa et nous parle avec joie du festival, c’est un moment très intéressant et agréable ! Nous n’avions jamais eu droit à cet accueil digne d’un quatre étoiles, félicitations au Cabaret Vert et à toute l’équipe PMR pour leurs sourires, leur prévenance, même leur bienveillance, et ce tout au long de la journée ! Le festival ardennais est un exemple à suivre de ce côté-là et nous on est ravis d’être là, la journée s’annonçant pleine de promesses et d’enthousiasme !

Après une petite journée passée à se balader dans Charleville-Mézières et à papoter avec les copains il est temps de pénétrer à 17h dans l’enceinte du festival et après un tour du propriétaire, je me place devant la scène Illuminations pour assister à mon premier concert de la journée : Highly Suspect. Les américains nous déroulent un set énergique et entraînant, assez bluesy par moments, appréciable pour bien démarrer cette première journée. Je constate que malgré le fait qu’il ne soit que 18h, il y a déjà beaucoup de monde devant la scène et ça, c’est cool ! Je ne connaissais pas vraiment le groupe originaire de New York mais je vais m’y intéresser fortement car j’ai passé un bon moment, et je me rends compte juste comme ça en passant, que le chanteur fait pas mal d’émules auprès de la gente féminine…

Je rejoins ensuite la grande scène Zanzibar et c’est parti pour le moment Reggae de la soirée avec Damian « Jr.Gong » Marley. À ma grande surprise, le spectacle est vraiment super, autant à voir qu’à écouter. Damian, en digne fils de son père, assure le show avec professionnalisme et plaisir, sa voix est plaisante, les musiciens assurent et je retiens notamment la prestation des deux choristes, topissimes malgré quelques problèmes de son. Ces nanas-là, elles ont le sang chaud et elles assurent avec leurs démonstrations de danse enflammées ! En bref, c’est une heure qui passe rapidement, avec un public motivé et participatif, surtout pour la reprise de ‘Could You Be Loved’, et on relativise un petit peu la chaleur étouffante en voyageant en Jamaïque.

A cause d’un problème de timing, de fatigue due à la chaleur et de grosses difficultés pour se frayer un passage parmi la foule, je dois renoncer à aller voir King Gizzard & The Lizard Wizzard sur la scène Illuminations. C’est à mon grand regret que je sacrifie la prestation des australiens, en espérant pouvoir les revoir sur scène prochainement.

Je patiente donc avec mes amis jusqu’au prochain concert en attendant un peu désespérément que le soleil daigne taper moins fort. Il est 20h30 quand se présente sur scène The Brian Jonestown Massacre. Avec la réputation sulfureuse du groupe américain, je m’attends à un spectacle particulier. Passées les trois premières chansons pour la découverte, c’est la déception qui prend le relais. La formation, emmenée par Anton Newcombe, ne fait pour moi pas d’éclat et je me lasse rapidement des mélodies qui plombent légèrement l’ambiance. Je ne suis pourtant pas fermée au Psyché en général, mais là rien à faire, je n’arrive pas à me mettre dedans, mes amis non plus et l’heure s’étire à n’en plus finir. Heureusement, on peut malgré tout compter sur la prestation du barré Joel Gion au tambourin, qui nous fait partager ses mimiques et son déhanché disons plutôt particuliers, ainsi que ses jetés de tambourin parfois hasardeux (y’en a qui sont contents dans le public d’avoir récupéré les quelques instruments tombés), mais qui a au moins le mérite de nous amuser, surtout lorsqu’il traverse l’avancée en nous faisant le show.

Le soleil est enfin parti se coucher pour de vrai et la foule se resserre fortement à une heure du groupe tant attendu pas ses aficionados (dont nous on l’avoue) : Indochine. Après leur concert auquel j’avais assisté le mois précédent aux Ardentes (dont tu peux le live report ici), j’espère une setlist un peu différente. Et effectivement, quand le groupe entre en scène à 22h30, après l’intro, les premières notes de ‘Salomé’ résonnent. Même si on aime beaucoup ‘Le Baiser’, je suis tout de même ravie de retrouver ce titre en live et je me félicite du changement de setlist. Vient ensuite l’indémodable et efficace ‘Marilyn’, suivi, oh bonheur, du génial ‘Popstitute’ qu’on avait pas entendu depuis longtemps, et le public est déchaîné ! Ils continuent avec ‘Punker’ et ‘Miss Paramount’, qu’on adore, et on est déjà fatigués de sauter pour notre plus grand plaisir. Et là, nouvelle bonne surprise, ‘Le Fond de l’Air est Rouge’, issu de « Black City Parade », morceau remuant et sensible à la fois. Le reste de la setlist, ‘College Boy’, ‘Tes Yeux Noirs’ (un petit geste de Nicola pour nous en passant, ça faisait longtemps et c’est toujours plaisant), ‘J’ai Demandé à la Lune’, le passage « Alice & June » avec ‘Gang Bang’ (juste merci), ‘Adora’ et ‘Alice & June’, reste inchangé, typique de cette tournée estivale. On retrouve ensuite, toujours avec le même plaisir malgré les années, l’Indoclub, ‘Trois Nuits Par Semaine’ et l’éternel ‘L’Aventurier’ en conclusion du show. Comme à son habitude, le groupe a fait son boulot, les musiciens sont, quoi qu’on en dise, de bons performers, Nicola est toujours proche de ses fans et la recette indochinoise fonctionne. Les fans sont ravis et ceux qui découvraient le groupe en ont l’air aussi. À toi qui a eu peur à l’ouverture des portes en voyant la marée humaine indochinoise, attendant depuis plusieurs jours, se ruer vers la barrière, je te félicite d’avoir su passer outre tes préjugés pour profiter du spectacle, car oui Indochine c’est avant tout une histoire d’amour avec la musique (avant d’être une histoire de barrière, de selfies avec le groupe, de twitts ou de tentes Quechua). Quant à moi, j’avoue être un peu déçue à la fin du show car je m’attendais à des « au revoir » plus larmoyants, Cabaret Vert mettant ce soir-là un point final au « Black City Tour » débuté en 2013.

Après ce concert éprouvant, l’appel de l’estomac se fait sentir, et on découvre les spécialités locales : que du bonheur ! C’est au début du show de M83 que nous devons malheureusement quitter le festival, avec un petit pincement au cœur.

En résumé, en plus de présenter une diversité musicale de qualité, on retiendra beaucoup de points positifs à propos du Cabaret Vert : l’accueil (j’en déjà parlé mais c’est tellement important), les services proposés (boissons et nourriture ne sont vraiment pas chers et c’est du local, et les bars à eau top du top quand il fait plus de 35° à l’ombre, sans oublier des toilettes propres tout le temps, c’est hyper important), la déco (bel effort et bravo pour le travail sur les illuminations une fois la nuit tombée), les bénévoles (souriants et disponibles), et j’en passe. Bref, c’était une véritable joie d’être ici, on a eu un véritable coup de cœur pour le festival, et on reviendra sans faute aux prochaines éditions, plus longtemps je l’espère ! Et toi, tu viendras ?

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