Chronique : letlive. – If I’m The Devil

Attention gros son en vue avec les américains de letlive. ! Le groupe de Post Hardcore (mais pas que) originaire de Los Angeles existe depuis 2002 et est composé aujourd’hui de Jason Aalon Butler (chant), Ryan Jay Johnson (basse), Jeff Seymour (guitare) et Loniel Robinson (batterie). Le groupe se définit comme Punk avec des reflets d’humanité, jouant une musique révolutionnaire à contre-culture, ou en parlant de ses influences, comme un Rage Against The Machine plus émotionnel ou encore un Public Enemy plus politique, ou enfin comme dit Jason « Le Punk c’est plus une idéologie qu’une musique dictée par les fringues que tu portes. Ce que tu dis, ce en quoi tu crois, c’est le meilleur des identifiants ». Se revendiquant clairement de gauche, letlive. est très politisé, avec des paroles fortement engagées contre l’injustice par exemple, ou traitant du dédain pour la société actuelle dues à la méconnaissance et l’ignorance du monde renforcées par une inondation de désinformation, et ils balancent même sur Trump, tiens. Ils ont pour modèles des icônes telles que Malcolm X ou Martin Luther King, mais aussi simplement des personnes prêtes à mourir pour leurs convictions, et ne tiennent pas à passer à la radio pour faire entendre leurs idées mais souhaitent seulement créer leur propre langage musical dont le but est d’être entendu par tout le monde et pas seulement par ceux qui écoutent les médias. Bref, assez parlé politique, entrons dans le vif sujet en parlant de leur quatrième album studio « If I’m The Devil », composé de onze titres.

‘I’ve learned To Love Myself’ ouvre le bal avec son intro tranquille à laquelle fait suite l’attaque des guitares etla voix éco rchée de Jason, qui nous présente ici un texte personnel « And the mask I used to wear is now becoming my face ». ‘Nü Romantics’ a un rythme plus dansant d’entrée avec un passage tout doux vers le milieu. Puis ‘Good Mourning America’, toujours assez calme, nous cueille avec son intro faite de bruits de rue et de chaos et surtout avec son chœur. ‘Who You Are Not’ a une intro particulière et le morceau reste assez tranquille avec en deuxième partie des passages plus calmes et une voix bien claire. ‘A Week Ago’ est un titre plus énervé, plus Punk, avec un texte engagé dans la veine que l’album tout entier, « No, I’m not feeling the way that you want to me ». Arrive ‘Foreign Cab Rides’ dont l’intro parlée et les notes douces de guitare nous font penser à une ballade, mais qui s’envole et crie vers la fin, « Stay with me and share my disease ». ‘Reluctantly Dead’ suit le même tracé que les morceaux précédents, avec un refrain qui fonctionne bien et de nouveau ce côté Punk. ‘Elephant’ bouge plus, c’est court mais efficace. Quant à ‘Another Offensive Song’, tout est dans le titre, c’est plus violent, plus vindicatif, la mélodie est plus agressive : « This movement can’t be stopped ». Le titre éponyme, ‘If I’m The Devil’, nous présente toute la palette de possibilités du chanteur et a une intro vraiment sympa. Pour conclure, ‘Copper Colored Quiet’ achève l’album dans la tranquillité, enfin tout est relatif, on parle quand même de letlive. !

Malgré le ton plus calme reproché par certains par rapport aux albums précédents, ce calme est très relatif puisque le groupe n’a rien perdu de sa hargne, surtout dans ses textes ! Alors si tu as envie de nourrir tes oreilles avec du son qui envoie du lourd, « If I’m The Devil » est sorti le 10 juin dernier. Il paraît que leurs performances scéniques sont intenses, alors si ça t’intéresse, letlive. sera en concert à Paris, au Trabendo, le 29 octobre prochain !

Ma sélection :
‘Who You are not’
‘A Week Ago’
‘Another Offensive Song’

Pour retrouver letlive. :
Website : http://www.thisisletlive.com/
Facebook : https://www.facebook.com/theletlive/?fref=ts
Deezer : http://www.deezer.com/album/13309063

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