Live report : East Summer Fest – Dieulouard (54) – 15 et 16/07/2016

Te souviens-tu que je t’ai annoncé en preview la sixième édition du festival meurthe-et-mosellan ? Et bien voici venir le live report de ces deux jours chaleureux (dans tous les sens du terme) au East Summer Fest !

C’est parti pour la journée du vendredi, sous un beau soleil et après une bonne heure de route pour moi. Il n’y a pas foule à l’entrée du festival en ce premier jour mais j’arrive à l’ouverture, il est seulement 19h. Les concerts ne commençant pas avant 19h30, j’en profite pour me ravitailler en jetons et boire un verre, mais aussi pour faire tranquillement le tour du propriétaire. Le festival, installé sur la pelouse du stade Marcel Crusem, n’est pas très étendu et c’est tant mieux ! Plusieurs stands pour le shopping, le merchandising, la prévention, à manger et à boire et des artistes qui exposent et travaillent devant toi, il y a tout ce qu’il faut ici pour passer du bon temps !

ESF Mr Yaz - © Pauline Hammy

ESF Mr Yaz – © Pauline Hammy

Et c’est à 19h30 que Mr Yaz ouvre le bal sur la scène. Groupe nancéien emmené par Yacine El Fath, c’est devant un public encore très parsemé à cette heure que Mr Yaz commence son set, malheureusement bientôt interrompu par des soucis techniques. Ce n’est pas si grave, il fait beau, tout le monde est sympa, allez on va boire un verre en attendant la réparation de la panne ! Une petite demi-heure plus tard, le show reprend et le chanteur prend à cœur de rapprocher de la scène les gens présents et ça fonctionne. On se met enfin dans l’ambiance, ça tape du pied, ça frappe des mains et on écoute ce doux mélange de Funk et Pop, prémisse d’une soirée qui s’annonce bien sympathique.

ESF Los Tres Puntos - © Pauline Hammy

ESF Los Tres Puntos – © Pauline Hammy

Je prend le temps de manger et de papoter avant le prochain concert, les bénévoles et les vendeurs sont vraiment sympas, pas de publicité mensongère ! Il est plus de 21h quand se présente le groupe Los Tres Puntos ! Férus de leurs vingt et quelques années d’existence, on sent de suite qu’ils sont attendus, le public est plus nombreux et l’ambiance monte d’un coup. Tous les musiciens nous sèment leur Ska Punk et leur énergie avec beaucoup de plaisir durant leur show, les spectateurs sont à fond et les premiers slams apparaissent. Ils nous offrent une vraie bonne humeur et partagent de jolies valeurs. On a même droit à une reprise des Ludwig von 88 en fin de set, que du bonheur !

ESF Big Red - © Pauline Hammy

ESF Big Red – © Pauline Hammy

Un petit tour par le showcase de Mr Yaz où l’ambiance est posée et après 22h30 c’est au tour de Big Red de prendre place. Le concert tarde à se mettre en place, les DJs ont l’air d’avoir des soucis techniques. Juste le temps de prendre la température du public, les connaisseurs apprécient apparemment, et au moment où le chanteur rappeur apparaît sur scène devant une foule entourée de vapeurs et fumées, il est déjà l’heure pour moi de rentrer à la maison (car oui le lendemain je travaille à 6h30). Pas de Panda Dub ni d’Elisa Do Brasil pour moi, je suis punie.

 

Hop, on est samedi et c’est reparti pour un tour à Dieulouard ! Aujourd’hui je suis bien accompagnée et je retrouve avec plaisir les gens sympas que j’ai rencontrés hier. En plus il fait toujours beau (c’est assez rare pour être noté cette année, surtout chez nous en Lorraine). Et petite touche en plus, certains bénévoles sont maquillés façon Halloween, hommage peut-être à un certain groupe qui joue ce soir et dont le style est plutôt gore…

ESF Dog'N'Style - © Pauline Hammy

ESF Dog’N’Style – © Pauline Hammy

Malheureusement je manque l’interview de Sidilarsen mais c’est avec un intérêt certain qu’on se dirige vers la scène à 19h30 pour écouter le premier groupe de ce samedi, j’ai nommé Dog’N’Style. J’attendais avec impatience leur set parce que je n’accrochais pas forcément à leur style plutôt Heavy sur CD. Bravo aux quatre garçons qui nous ont emmenés dans leur univers assez rapidement ! Et je ne dis pas ça parce qu’ils sont vosgiens comme moi ! C’est vivant, ça bouge bien, ça Rock, il y a de la communication avec le public, et surtout ça joue vraiment bien. Mention spéciale à Robin et Yan respectivement à la basse et à la guitare. Clou du spectacle, du cheveu en l’air en veux-tu en voilà, Heavy quoi les gars !

Après cette petite heure et une pause miam-miam, direction l’interview de Black Bomb A dans l’espace showcase. Petit aparté pour l’organisation du East Summer Fest : merci pour cet espace vraiment sympa, superbe idée, c’est du bonheur pour le public d’être au plus près des artistes ! Bon, on apprend pas vraiment de nouvelles choses sur le groupe, mais ils sont souriants au moins. Spéciale dédicace au Val d’Ajol, qui, comme toujours, fait entendre les voix et la folie furieuse de ses aficionados.

ESF Andreas et Nicolas - © Pauline Hammy

ESF Andreas et Nicolas – © Pauline Hammy

Et là, il est 20h35, c’est l’heure d’Andreas et Nicolas, attention aux yeux et aux oreilles, grosse claque en approche ! Les deux phénomènes, accompagnés de leur fidèle singe batteur, nous présentent une intro démente dans un décor fait de bordel ou de n’importe quoi (comme vous voulez), prélude d’un show baigné de folie douce, Andreas apparaissant en caleçon (merci en passant pour les demoiselles présentes dans le public, je ne fais que rapporter ce que j’ai entendu hein). Même si tu connais le groupe, si tu ne les as jamais vus sur scène, ça peut faire un choc. Oui ils sont fous. Oui ils se déguisent. Oui ils disent des gros mots. Et même qu’ils parlent de choses indécentes (ça s’appelle le second degré et l’humour noir je crois). Mais ils jouent et ils chantent, plus que bien même. C’est la folie dans le public, les gens ont été attirés, tels des ours par un pot de miel (qui était présent comprendra pourquoi je parle d’ours), par les nombreux éclats de rire émanant de la foule. Mais ouais mais qu’est-ce qu’on rit ! Ce concert vaut plusieurs boîtes d’antidépresseurs assurément ! De plus, Andreas en bon provocateur, ne se gêne pas pour aller plusieurs fois haranguer la foule pour le plus grand plaisir de tous. N’oublions pas de parler de leur talent d’improvisation, un gros point fort chez eux. L’heure passe beaucoup beaucoup trop vite, on vous a adoptés les gars, vous êtes tellement sympas, on signe où pour le fan club ?

 

On se détend un peu et à 22h rendez-vous devant la scène pour voir les Banane Metalik. Changement total d’atmosphère mais ce n’est pas pour

ESF Banane Metalik - © Pauline Hammy

ESF Banane Metalik – © Pauline Hammy

nous déplaire. Le groupe de Gore’n’Roll à la notoriété internationale, nous en met déjà plein la vue avec son décor sombre mais magnifique ainsi que ses costumes et maquillages impressionnants ! Cette ambiance, que certains qualifient de mortuaire dans le public, est juste un a priori tant le groupe est agréable à voir et à écouter. Le chanteur, Ced, est très friand du contact avec le public, c’est même déjà le bordel dès le début du show. Il y aura même de la montée sur scène pendant la charmante ‘Pussycat’. On ressent tout au long du concert leur amour pour l’univers de l’horreur et du gore mais bizarrement, il se dégage d’eux une forte impression de sympathie et le chanteur est même prévenant avec son public. Car oui, ça bouge pas mal dans la foule et je croise certains photographes déjà fatigués par la fureur des spectateurs, mais la soirée n’est pas finie messieurs ! Bref, encore un concert qui passe trop vite, rendez-vous aux prochaines dates dans la région sans hésitation Banane Metalik !

A peine remis de nos émotions, re direction l’espace show case où nous avons rendez-vous avec nos chers Andreas et Nicolas pour un mini live en comité restreint. Bon je vais pas vous en refaire la publicité. On a encore ri, beaucoup. Ils ont encore improvisé, avec talent. Andreas a slamé sur une mini foule assise, Nicolas imite toujours aussi bien Renaud, le public a choisi les morceaux, et même le singe batteur était au taquet. Ils sont toujours fous. Et on aime ça !

ESF Sidilarsen - © Pauline Hammy

ESF Sidilarsen – © Pauline Hammy

Il est un peu plus de 23h30 et sur la scène c’est au tour de Sidilarsen de jouer. Le groupe expérimenté de Toulouse nous présente un show pour son Dancefloor Bastards Tour (qui passera sûrement près de chez toi d’ailleurs, et en plus on t’a déjà parlé d’eux ici et ici). Premièrement, on apprécie particulièrement le décor et ses écrans qui nous diffusent images, vidéos et paroles tout au long du concert. Puis évidemment, ils assurent, ils maîtrisent la scène sans contestation, le jeu des musiciens est impeccable. Un grand merci d’ailleurs à Sam, le batteur, pour son solo d’enfer qui nous a enchantés ! Quant à Didou, au chant, dont on apprécie bien sûr les qualités vocales en live, lui aussi est très proche du public et n’hésite pas à se jeter dans la foule pour le plus grand plaisir des fans présents dans les premiers rangs. Que dire de plus ? Ils disent faire du Dancefloor Metal ? On te confirme ! On a dansé tout du long, j’en connais même certaines qui s’en sont donné à cœur joie sautillant à droite et à gauche un grand sourire aux lèvres. Et puis on chante, comme tout le monde, en osmose, pour l’hymne ‘Des Milliards’. Et c’est déjà la fin. On a beaucoup aimé ce show, le mélange des sons, la touche Electro, la qualité des mélodies et des musiciens, ainsi que le duo de voix. Leur énergie est définitivement contagieuse et nous sommes donc contaminés ! Bonus, pendant le show, on avait comme voisins spectateurs Andreas et Nicolas (ils sont partout ceux-là).

Petite promenade pour assister à un spectacle de feu par un jeune artiste mais malheureusement le temps passe vite et les premières notes du dernier concert de la soirée surviennent alors que le spectacle n’est pas fini. Tant pis, direction la scène pour finir en beauté.

ESF Black Bomb A - © Pauline Hammy

ESF Black Bomb A – © Pauline Hammy

Il est plus d’une heure du matin et on se prépare psychologiquement à se faire achever par Black Bomb A. Pour le coup, on est fans, on est déjà acquis à leur cause mais c’est toujours une grande joie de les retrouver sur scène. C’est parti pour presque une heure et demie de concert dans une ambiance bouillante ! La foule est véritablement déchaînée et Poun, au chant, ne se prive pas comme d’habitude pour aller au contact des gens dès le début ! Il devient quasi impossible de se déplacer aux abords de la scène. Le groupe nous égraine les uns après les autres ses titres Punk Hardcore aux riffs efficaces et implacables. Un petit souci technique vient quelque peu gâcher la fête à un moment mais les garçons nous remettent dans l’ambiance rapidement malgré un ‘Born to Die’ un peu amoché. Mention spéciale ce soir pour le chant d’Arno, que perso j’ai trouvé top, ainsi que pour le jeu d’Hervé à la batterie toujours nickel. Les autres ne sont évidemment pas en reste, comme toujours ! Et le titre qu’on attend avec impatience arrive enfin, ‘Mary’ résonne pour le plus grand bonheur de tous, on la fredonne toujours avec autant de plaisir. Petit bonus, ‘Law’s Phobia’, que j’aime particulièrement, merci les gars ! C’est sur les dernières notes de cette chanson que nous quittons nos chers Black Bomb A et le festival non sans un pincement au cœur.

Voilà, tu l’as compris, quand tu vas au East Summer Fest tu as l’impression d’être en famille ! Un grand merci aux organisateurs, aux bénévoles et aux artistes pour leur travail mais aussi pour leur chaleur et leurs sourires. Ici c’est la fête, y’a pas de prise de tête ! N’oublie pas de noter dans ton agenda de venir l’année prochaine, nous c’est sûr on y sera !

Info : Les photos ne sont pas libre de droit, pour toute utilisation merci de contacter l’auteur – © Pauline Hammy
Cliquez ici pour accéder à la galerie complète : https://www.flickr.com/photos/143311848@N02/sets/72157670592187012


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