Fan Report de Lola : Muse à la Tour Eiffel + X Ambassador

Muse

Sur le papier, « Muse à la Tour Eiffel » ça sonnait bien. Mais le concert du trio anglais donné dans le cadre de l’Euro de football ne m’a qu’à moitié convaincue : un groupe en moyenne forme et un show trop court (1h30, fermeture de la fan-zone oblige), dans une ambiance électrique qui a néanmoins offert à la capitale un bon moment de rock. Récit :

Malgré une sécurité maximale et des conditions d’entrée draconiennes, 60 000 fans étaient au rendez-vous sur le champ de Mars, sous la Tour Eiffel malheureusement cachée par la scène. « Muse à la Tour Eiffel », c’était déjà survendu. C’est X Ambassador qui a eu la lourde tâche d’ouvrir la soirée. Dure mission, ratée de mon point de vue, car le groupe semble avoir du mal à se décider entre rock, pop doucereuse et entraînante à la Coldplay et un esprit plus urbain. En ressort des ballades que l’on n’attendait pas forcement en première partie d’un groupe de rock et un show propre mais plat, emmené par un chanteur au top de « l’hipsteritude » tout de blanc vêtu. Le groupe finit quand même en beauté avec ’Jungle’ et ‘Renegades’.

Apres un loMuse5 ng entracte et une fois la nuit tombée, le trio a ouvert le show vers 22h, avec un flamboyant « Psycho » annonciateur d’une set-list faisant la part belle aux morceaux du dernier album ‘’Drones’’. Je n’en étais pas particulièrement fan, mais les versions live ont le mérite d’être efficaces. Pour compléter son set, le groupe a enchainé les tubes tel ‘Plug-in Baby’, ‘Time is Running Out’ ou un magistral ‘Hysteria’ qui a retourné la fosse. Cependant, quelques titres ont manqué : pas de ‘New Born’ ou de ‘Stockolm Syndrom’ pourtant classiques. Le concert a perdu un peu de son énergie quand le groupe a entamé ‘The Globalist’ puis ‘Drone’, pour un moment plus calme avant de quitter la scène. Matt Bellamy et sa bande sont revenus pour un final en 3 temps ultra efficace : ‘Mercy’ puis ‘Uprising’ et ‘Knigts of Cydonia’ qui a fini d’achever la foule pour le plus grand bonheur de tous, dont le mien.Muse10

Côté décors, on a connu    plus inventif : pas de pyrotechnie ou de feux d’artifices, pas de drone non plus ! Juste quelques ballons et des écrans en fond de scène. Même Matthew Bellamy, d’habitude si prompt à faire le show ne nous a pas gratifiés de ses sauts énervés ou de ses impros furieuses.

J’ai donc quitté le champ de Mars heureuse mais avec une impression d’inachevé. J’attendais un show, je n’ai eu qu’un concert.

Merci à Lola pour son témoignage !

Photos par Marc Antoine Beuret

 

 

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