Interview : Jeff de Your Favorite Enemies – « Il n’y a rien de comparable à faire partie de YFE »

YOUR FAVORITE ENEMIES
Bonjour Jeff et merci à toi de prendre le temps de répondre à quelques questions pour le webzine Like a Melody !

– Pour commencer, pouvez­-vous vous présenter pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ? Quand et comment a eu lieu la rencontre entre vous ? Comment est né le groupe ? Le choix du nom ? Le style dans lequel vous évoluez ? Vos influences ?

Jeff : Alex, chanteur et fondateur du groupe, est travailleur social de formation et alors qu’il avait Sef comme stagiaire, ils s’aperçurent, malgré la grande différence de leurs goûts musicaux, qu’ils avaient tous les deux une passion pour rassembler les gens à travers la musique. En apprenant que Sef jouait de la guitare et que Ben, son frère, jouait de la basse, Alex, qui connaissait déjà très bien Miss Isabel, décida de tous les réunir afin de mettre sur pied un concert pour la Fête Nationale, invitant les gens plus démunis, les immigrants et tous les gens des quartiers environnants à venir afin de tous s’unir au son de leur musique ! La réaction fut instantanée et c’est de cette façon que le groupe a vu le jour ! Moose, le batteur, et moi-même, guitariste, nous sommes joints à eux plus tard alors que nous partagions la même scène mais dans différents groupes que nos quatre futurs « Enemies » ! Montréal étant une ville riche en culture et musique de tous genres, il est facile de se retrouver dans les mêmes salles de concerts, mais lorsque nous avons joué les six ensemble pour la première fois au tournant de 2007, plus rien ne fut pareil pour nous tous depuis !

– Your Favorite Enemies, ce n’est pas juste un groupe de six musiciens, c’est une grande famille qui travaille autour du projet et comme toute famille, elle a un foyer. Mais un foyer qui, en plus de vous servir de maison, comprend entre autres, des studios d’enregistrement, les bureaux de votre label, votre plateau TV… Vous nous dites quelques mots sur votre QG ?

Jeff : C’est toujours un peu spécial pour nous de dire que nous vivons dans une ancienne église catholique au cœur du Québec, au milieu de Montréal et de la ville de Québec ! Nous avons construit un studio professionnel dans une église construite durant les années 1950, où nous enregistrons toute notre musique, où nous avons construit notre entreprise de sérigraphie, de multimédia et où les bureaux de notre label se trouvent également. Nous sommes vingt en tout à y travailler, ayant le grand privilège de partager ce grand rêve avec une équipe comprenant des gens de partout au Québec, du Japon et de la France pour l’instant ! De l’extérieur, c’est toujours une église, mais lorsqu’on y entre, c’est un petit peu plus bruyant, avec plus de distorsions, où des êtres aux cheveux longs et tatoués défilent, mais toujours avec un grand cœur pour la communauté de chez nous jusqu’aux quatre coins du monde !

– Le moins que l’on puisse dire, c’est que vous êtes extrêmement généreux avec vos fans. Vous communiquez énormément et partagez beaucoup de choses avec eux. Qu’est-­ce que cela représente pour vous ?

Jeff : Pour moi, j’ai grandi au sein de la scène punk-rock qui occupa une grande place à Montréal au tournant du millénaire, et où les groupes ne faisaient qu’un avec la foule… La musique était au cœur et au centre de tout, alors que pour quelques heures, tous nos différents et nos différences n’avaient plus d’importance… C’est avec cet esprit que nous avons commencé le groupe, en se disant que si les gens nous écrivaient sur les réseaux sociaux, nous devions leur répondre ! Une belle idée toute pure au départ qui nous dépassa rapidement, mais où les échanges furent si extraordinaires que ce que nous vivions en concert se reflétait au quotidien sur les différentes plate-formes… Notre musique est très personnelle, on y parle de rêves, de peurs, de succès, d’échecs, d’amour, de haine, alors il est très effrayant de s’ouvrir de la sorte publiquement, car nous nous retrouvons vulnérables devant tout le monde… Mais, nous avons été reçus avec tellement de générosité, ce qui donna naissance à des échanges vraiment riches et puissants. C’est ce qui se retrouve dans notre musique depuis…

– Vous nous parlez un peu du Secret Family Cult Club ?

Jeff : Le SFCC est le fan-club du groupe ! C’est un peu comme le Facebook de YFE, où nous pouvons aller encore plus loin avec les gens dans notre quotidien ! Nos fans y participent de façon incroyable ! On peut y lire des blogs, voir des photos, des vidéos de toutes sortes, et ce dans plusieurs langues ! C’est l’endroit que je préfère sur internet, tout simplement ! Le groupe y fait des concerts en direct, invite les gens en studio. Nous pouvons être en direct pendant des répétitions, etc ! Les gens se lèvent à toutes heures du jour et de la nuit afin d’assister à ce qui s’y passe, car c’est absolument magique ! J’y anime une émission hebdomadaire où j’interviewe moi-même les autres membres du groupe, les gens adorent ! On y parle de musique, de questions plus personnelles, même moi j’en découvre beaucoup plus à chaque fois sur mes compagnons de groupe chaque semaine ! C’est vraiment un endroit magique où tout est possible, et ce à tout moment !

– Vous pouvez nous présenter rapidement votre discographie ?

Jeff : « And If I Was to Die in the Morning … Would I Still Be Sleeping with You » (2007) : C’est le tout premier EP de Your Favorite Enemies entièrement réalisé et auto-produit. Fidèles à nos profondes valeurs “DIY”, nous avons décidé à cette époque de créer leur propre compagnie de disques, Hopeful Tragedy Records, afin d’offrir aux fans, qui le demandaient depuis plusieurs mois, la possibilité de faire l’acquisition de ce premier EP. C’est à cette même période que nous avons fait notre première tournée en tant que tête d’affiche à travers l’Europe (Londres, Paris, Berlin et Cologne).

« Love Is a promise Whispering Goodbye » (2008) : Second album du groupe, il offre des nouvelles versions à des titres figurant sur le premier EP en plus des nouvelles chansons. Une réédition parue en 2011 offre 3 nouvelles chansons et des vidéos inédites. Une page web est disponible afin d’explorer cet album à travers des entrevues filmées donnant naissance à des chats en direct avec les fans du groupe.
RDV ici : http://www.yourfavoriteenemies.com/reissue/index_fr.html

« Vague Souvenir » (2012) : Ce voyage unique et intime consiste en quatorze pistes, incluant trois chansons très personnelles écrites lors des débuts du groupe, quatre textes de poésie en français écrits par Alex, deux reprises jouées en direct par le groupe dans le studio Upper Room, et cinq interprétations des chansons, par différents artistes, qui ont toutes été significatives et déterminantes pour les membres du groupe. Un blog est disponible sur le web invitant les gens à découvrir les coulisses de cet album très personnel au groupe.
Vous pouvez le retrouver ici : http://yourfavoriteenemies.com/vaguesouvenir/fr/

« Between Illness and Migration » (2013) : Cet album possède pas moins de six versions à commencer par l’édition japonaise sortie en 2013. Suivront les éditions australienne (2013), canadienne (2014), européenne (2014) et indienne (2015). Le 17 juin 2016 sortira l’étape définitive de ce voyage avec l’album Deluxe « Tokyo Sessions ». La musique est un mélange de shoegaze, hard pulse rock, de tons progressifs, de post-punk art-rock, et de sons en hautes fréquences. L’album se définit aussi par sa poésie lyrique livrée de façon enragée, tout en étant un partage.
Là aussi une page web lui est consacrée juste ici : http://betweenillnessandmigration.com/fr/

– Justement, votre petit dernier, « Between Illness and Migration », est sorti il y a trois ans au Japon, et il y a un an et demi en France, qui a tout de même été nominé aux Juno Awards en 2015 ! Que vous a apporté cette expérience ?

Jeff : Ça dépend des membre du groupe ! Pour Sef, le guitariste du groupe, c’était plus du genre : « C’est tout à fait normal et pas du tout surprenant », ayant un ego plus grand que toute la francophonie réunie pour ceux qui le connaissent ! Pour ceux qui ne le connaissent pas, je vous invite à le trouver sur Facebook, car il a réellement son propre univers où il est non seulement le soleil, mais toutes les autres planètes et étoiles aussi !

Pour moi, les JUNO, ce fut une belle surprise, belle expérience, mais ce dont je suis le plus fier est de pouvoir représenter toute cette scène indépendante, DIY, ceux qui sont moins entendus, et de pouvoir redonner tout ce que nous sommes à cette communauté d’artistes ! L’idée du DIY est vraiment incroyable,surtout lorsqu’on pense à des artistes nous ayant influencés tels que Fugazi ou Black Flag, mais lorsque tu dois booker les concerts, les entrevues, les sorties d’albums, les réseaux sociaux, faire les concerts, les balances de son et passer un max de temps avec nos amis et fans chéris, il y a des matins où le désir d’avoir une équipe de gérance ou un label me traverse l’esprit ! Mais lorsque l’on voit où tout ce travail, cette passion nous mènent, tant dans nos vies professionnelles que personnelles, il n’y a rien de comparable à faire partie de YFE !

– Il y a un mois sortait le single de « 1­-2-­3 (One Step Away) », titre extrait de ce dernier album, accompagné d’un très beau vidéoclip. Que représente ce morceau pour vous et pourquoi avoir eu envie de le mettre en images ?

Jeff : C’est une question dont la réponse est très vaste à explorer. Dans ce sens, nous avons justement réalisé une entrevue en direct sur Facebook dans le cadre de l’émission « About a Song » au sujet de cette chanson et du vidéoclip. Toujours disponible sur Facebook dans sa version originale en anglais, nous l’avons aussi partagée en plusieurs chapitres sur notre chaîne YouTube avec des sous-titres en français.
La playlist des vidéos est disponible ici : http://j.mp/AboutaSongPLFR

– Un mot sur les deux formats « Radio Deluxe » et « Upper Room Studio » du morceau présents sur le single ?

Jeff : Nous voulions faire comme à l’époque des DJ et des singles, à l’âge d’or de la radio, quand il y avait une Face A et une Face B aux chansons. La Face B était souvent plus libre, plus créative, moins formatée. Avec la version Radio Single de « 1-2-3 (One Step Away) », nous avons ajouté une version live jouée sur le plateau du Bla Bla Bla: The Live Show. Elle vient d’un moment complètement improvisé alors que nous étions tous les six ensemble, nous abandonnant et lâchant prise sur tout ce qui aurait pu nous retenir de le vivre. Nous voulions aussi la revisiter alors elle a été remixée et remasterisée. La version originale durait 20 minutes et elle est de 8 minutes maintenant !

Pour ce qui est de la version Radio Single, quand on nous a demandé de faire ça, nous nous sommes tout de suite mis d’accord sur le fait que nous ne voulions pas nous conformer au format pour répondre à des attentes extérieures. Nous avons plutôt essayé de trouver quelque chose qui vivait en elle depuis le début et qui attendait d’être révélé. Quelle couleur, quelle lumière faire ressortir de cette chanson ? Ça a été très instinctif en fait. Nous voulions rechercher des émotions différentes plutôt que de juste la raccourcir pour que ça passe à la radio.

Pour résumer, on peut comparer ça à du whisky, qui est un élément essentiel ici alors que nous célébrons différents moments tous ensemble autour d’un toast : La version longue est comme un blend et la version courte est un single malt.

Ce single est disponible sur notre boutique en ligne juste ici : http://yfestore.com/fr/produit/123-one-step-away-single-digital/

– Les images du clip ont été tournées au Japon, en Australie et à Montréal et le tout a été réalisé par Alex, c’est bien ça ? Comment se sont passés le tournage et la réalisation ?

Jeff : Alex est un artiste assez complet, c’est comme si c’était plus fort que lui… Il est toujours en train de créer, de penser à des projets, c’est sans arrêt… « 1-2-3 (One Step Away) » est une chanson vraiment personnelle pour lui, un texte où les interprétations et les images sont moins présentes que d’habitude… S’étant livré comme jamais auparavant, Alex, et ce même si nous étions en tournée à travers le monde, trouvait toujours le moyen d’aller mettre en image ce qu’il avait en tête, de partager sa vision de ce qu’il avait vécu, tout ça à sa manière ! Il pouvait dire à notre équipe vidéo de le suivre et de simplement le filmer et c’est, à mon avis, ce qui donne beaucoup de charme à cette vidéo… sa spontanéité ! L’idée de la ballerine y était depuis le début, mais Alex a attendu d’être de retour a Montréal pour s’y exécuter car tous les costumes, masques et lieux de tournages sont le produit du travail et de l’acharnement d’Alex à vouloir toucher à ce qu’il avait en tête….! Ce fut filmé dans le plus vieil hôtel de Montréal, datant du 18ème siècle !

– D’une manière générale, comment se passe le processus de création chez YFE ? (écriture, composition, production…)

Jeff : Tout commence toujours par un titre ou un texte ! Alex va arriver avec son idée vraiment claire sur une direction, comme un film, basée sur un texte, une image, ou un titre… Ensuite, Ben et Sef vont partir chacun de leur côté avec ça en tête et vont tous deux apporter leur vision de ce qu’Alex leur a partagé en musique… Ensuite, les trois se réunissent afin de perfectionner le tout. Pour nous, la musique est toujours prise de manière très sérieuse… Tellement que si une mélodie leur vient facilement, ils ne lui feront pas confiance et elle sera probablement rejetée !
Une fois qu’ils sont satisfaits de leur création, c’est alors que les trois autres, nous nous joignons à la fête ! Et c’est là que ça devient intéressant car nos arrières-plans musicaux sont si différents, et étant six dans le groupe, travaillant tous pour le meilleur des morceaux, ça peut parfois devenir quelque peu intense entre nous ! Mais la musique est ce qui prend le dessus et ce sont les chansons qui dictent les directions à prendre ! Ayant une église catholique comme studio d’enregistrement, nous avons un espace incroyable pour pratiquer et enregistrer les sessions en direct ! Toujours très cool de se réécouter car pour nous, l’âme de la chanson est plus importante que la perfection de celle-ci ! Mais Sef a toujours raison ! 😉

– Vous êtes plutôt studio ou scène ?

Jeff : Je dirais scène…! Le studio est pour nous un endroit où nous allons mourir et renaître tous les jours, afin de visiter, parcourir et confronter ce qui se dresse entre nous et là où nous voulons aller ! Mais une fois la musique enregistrée, cela ne s’arrête pas là pour nous ! Nous pouvons faire toute une tournée où plusieurs de nos chansons ne sont pas pareilles de soir en soir ! Les échanges avec les gens, les moments inattendus, impromptus et improvisés sont pour nous des trésors qui nous alimentent au plus haut point, et ce chaque soir… Il n’y a rien comme monter sur scène et laisser la musique dicter comment la soirée va se dérouler !

– Avec quel groupe rêveriez-vous d’enregistrer un morceau ?

Jeff : Je ne crois pas que nous ayons tous la même réponse à ce sujet ! Sef pourrait vous parler de Roxette et de Billy Corgan si vous avez huit heures devant vous !

Alex aimerait travailler avec Nick Cave, j’en suis certain ! Un artiste incomparable où les textes, la musique, le spoken word y sont apprêtés d’une manière unique, profonde, toujours avec cette impression que tout peut se briser et exploser à tout moment…

Ben aimerait sans doute avoir PIL et s’émerveiller à crier avec John Lydon dans un micro sans arrêt ! Il lui poserait probablement une ou deux questions sur Donald Trump !

Pour Miss Isabel, je crois que de pouvoir travailler avec PJ Harvey serait un grand rêve qui deviendrait réalité !

Moose se promènerait entre les studios de Pearl Jam et de Foo Fighters sans hésiter une seconde ! Quoi qu’il m’a surpris l’autre jour en me parlant de vieille soul et de funk. C’était justement pendant une de mes entrevues dans le cadre de l’émission Both Sides of the Gun sur le fan-club SFCC !

Et moi, je vais prendre tous ceux que les autres aussi auraient aimé, mais comme c’est moi qui répond… Alors, j’irais de Savages à Interpol en passant par A Place To Bury Strangers pour terminer avec The Cure !

– Quel est votre meilleur souvenir sur scène ?

Jeff : Nous étions à Nanjing, en Chine, et il y avait une fille qui se laissait vraiment aller avec la musique, vivait le concert à fond mais d’une belle façon, comme si plus rien n’existait vraiment pour elle à cet instant précis. Alex se lança dans la foule pour aller la chercher et la fit monter sur scène, où il chanta avec elle tout en la serrant dans ses bras, une étreinte des plus simple mais tellement puissante ! Et alors que le morceau se terminait, il l’amena sur le bord de la foule et elle repartit en crowd surfing ! Ce fut pour moi un moment très fort soulignant l’impact que la musique peut avoir car en Chine, très peu de gens parlent anglais, alors la musique devient un énorme moyen de communication bien au-delà du langage ! Un profond moment riche en simplicité, mais tellement puissant par sa pureté !

– Y a-­t-­il un endroit particulier dans lequel vous rêveriez de jouer ?

Jeff : Sef aimerait jouer sur le sommet de l’Empire State Building de New York, afin de montrer à King Kong qu’il n’est pas le seul capable de le faire ! Mais peut-être pour réaliser qu’il n’y aura pas de jolie blonde pour l’arrêter par contre !

Je crois que pour nous tous, de jouer dans des endroits plus difficiles comme le Moyen-Orient par exemple, où la musique peut vraiment briller et faire une différence, est quelque chose que nous avons tous hâte de pouvoir faire… Un peu moins sexy que le Madison Square Garden comme réponse mais tout aussi vraie !

– Que diriez-vous à quelqu’un qui ne vous connaît pas pour lui faire écouter votre musique ou le faire venir à l’un de vos concerts ?

Jeff : Que YFE est ce qui aurait été un groupe si Nick Cave et Thurston Moore avaient joints Mars Volta avec une approche et un esprit très Sex Pistols et Fugazi à la fois !

– On en revient à votre actu, vous pouvez nous en dire un peu plus sur Tokyo Sessions, album Deluxe annoncé hier (le 2/05) ?

Jeff : En plein cœur du succès rencontré avec le très attendu single radio “1­-2-­3 (One Step Away)”, le groupe a été invité à sortir une édition Deluxe du dernier album “Between Illness and Migration”. Nous avons accepté de le faire à la seule condition que celle-ci soit basée sur le même ethos DIY que nous appliquons à chacun de nos projets.
“Tokyo Sessions” tire ainsi son inspiration d’un concert très intime donné à Tokyo quelques mois auparavant, où nous avons joué l’album « Between Illness and Migration » en intégralité pour la toute première fois, intégrant de nouveau paysages musicaux aux chansons, tout en utilisant une multitude de nouveaux instruments. Le résultat oscille entre post-punk, shoegaze, nuprog et psych rock empreint d’un mélange de poésie lyrique et spoken words.

Il est disponible dès maintenant en pré-vente avec plusieurs choix, musique, t-shirts, ensembles, accompagnée de deux chansons à télécharger immédiatement, dont la toute nouvelle version de « Empire of Sorrows ». La sortie officielle aura lieu le 17 juin prochain.

Tout est sur notre boutique en ligne juste ici : http://j.mp/TokyoSessionsFR

– Qu’est ce qu’il y a d’autre en préparation et dont vous pouvez nous parler ?

Jeff : Je ne peux rien dire, si ce n’est que nous allons avoir un automne très occupé ! J’espère être assez subtil et discret !

– Vos fans sont nombreux en France et vous attendent depuis votre dernier passage fin 2014. Quel est l’accueil que vous réserve notre public quand vous venez jouer chez nous et que représente ce public français pour vous ? Vous revenez bientôt ?

Jeff : Pour nous, d’aller jouer en France est une grande histoire d’amour ! Alors que nous nous sommes retrouvés pour la première fois sous la Tour Eiffel, Alex m’a dit : « Tu te rends compte que notre musique nous a transporté jusqu’au pied de la Tour Eiffel ! Et les gens nous y ont suivi, comme si nous ne voulions pas que cette soirée se termine…! J’ai même eu la chance de fêter mon anniversaire à Paris avec une fête surprise, et croyez-moi, je ne suis pas si facile à berner !lol! Mais pour moi, la France est un endroit où je me sens chez moi à chaque instant, et je sais que ces sentiments sont partagés par tous les membres du groupe !

Quant à un retour en France… Vous avez lu au sujet de notre automne un peu plus haut ? J’en ai trop dit ?

Merci beaucoup à vous d’avoir pris le temps de répondre à nos questions. Et à bientôt j’espère en concert quand vous reviendrez par ici !

On récapitule, pour retrouver Your Favorite Enemies :
Website : http://yourfavoriteenemies.com/main/fr/
Facebook :
https://www.facebook.com/yourfavoriteenemies/
YFE Store / SFCC :
http://yfestore.com/fr
Précommande « Tokyo Sessions » :
http://yfestore.com/fr/between-illness-and-migration-deluxe-tokyo-sessions/
Twitter :
https://twitter.com/yfeofficial
Instagram :
https://www.instagram.com/yourfavoriteenemies/
Youtube :
https://www.youtube.com/user/YFENETWORK

Et on vous laisse avec le tout dernier clip du groupe dont Jeff nous parlait un peu plus haut :

 

Les commentaires sont fermés