Chronique : Stéphane – Les Amants de l’Oubli

Stéphane Giardina. D’abord issu de deux groupes, c’est seul que ce bassiste décide ensuite de créer, en signant la totalité des arrangements de ses compositions, afin de se diriger vers une musique plus imagée faisant appel aux émotions les plus diverses.

Émotions vives, douces mais parfois douloureuses et tourmentées. Tout comme celles évoquées par les sentiments amoureux que nous narre Grégoire Delacourt dans son roman « Les quatre saisons de l’été » dont Stéphane s’est majoritairement inspiré pour composer ce quatrième opus solo. Enfin, solo, pas tout à fait car il s’est entouré d’une vraie section de cordes auxquelles je suis très sensible. On retrouvera ainsi Agnès Davan au violon et Quentin Fauré au violoncelle.
‘Les amants de l’oubli’, ‘L’issue’, ‘L’escale’, ‘Vertige’, ‘Plénitude’, autant de titres qui laissent libre cours à la rêverie et au voyage. Le départ au piano est lent et nous donne un sentiment de flottaison légère jusqu’à un envol quand arrivent les cordes. Un piano plus appuyé et un violon plus nuancé entrent ensuite dans une discussion plus soutenue. Aigus des violons, piano doux et grave du violoncelle m’offrent par la suite une courte mais délicieuse escale que j’aurais volontiers prolongée. La quatrième piste nous donne effectivement le vertige jusqu’à nous faire ressentir une certaine angoisse avant de repartir enfin dans la plénitude (cinquième piste). Le voyage s’arrête ici.
En « bonus », une version chantée de ‘L’Issue’, qui ne m’a pas vraiment séduite, la version instrumentale se suffisant à elle-même.

Il y a eu le livre, il y a la musique, et il y aura le grand écran (deux insertions cinématographiques prévues).  « Les Amants de l’Oubli », on n’est pas près de les oublier.

[Sandra]

Les commentaires sont fermés