Interview : Wallace Vanborn – Se perdre complètement dans une performance live c’est quelque chose de merveilleux.

Wallace Vanborn
_ Hello, tout d’abord on va parler des origines du groupe. Quand et comment a eu lieu la rencontre et comment est né le groupe ? Le choix du nom ? Du style ?

Sylvester (le batteur) et moi (Ian, chanteur et guitariste), on jouait tous les deux dans un groupe, séparément. On a commencé la musique comme ça, c’étaient nos premiers groupes et c’était un peu brouillon… Mais on voulait tous les deux tester des choses en matière de musique et on s’est dit : ”pourquoi ne pas le faire ensemble ?” Ensuite, Sylvester m’a présenté Dries, un ami de la fac. On a très vite sympathisé et on l’a pris comme bassiste. Au début on voulait s’appeler Wallace (en référence à Marcellus Wallace du film « Pulp Fiction »), mais on cherchait un vrai nom de groupe, un truc qui allait sortir du lot. Et puis j’ai pensé à Fleetwood Mac. Je trouvais génial qu’ils aient donné au groupe le nom d’un des membres (Mike Fleetwood), alors j’ai demandé à Sylvester s’il était d’accord qu’on utilise son nom de famille. Wallace Vanborn était né.

_ Quelles sont vos principales influences ?

On écoute plein de choses très différentes, mais on est surtout influencés par les nouveaux et anciens Dieux du rock, Zeppelin, Sabbath, Queens Of The Stone Age, Black Rebel Motorcycle Club… Et Muse aussi.
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_ Comment le groupe a évolué depuis sa création ?

Musicalement, on a appris à ralentir. Pas dans le processus création de nos chansons bien sûr, mais au niveau tempo. Pour que nos riffs deviennent plus puissants, plus énergiques, plus étirés, pas simplement calés sur le temps, mais qu’ils respirent et que ça groove. Au niveau des paroles, je m’inspire un peu comme tout le monde de ce qui m’entoure, de la vie en général. Quand il se passe quelque chose, de nouvelles idées et de nouveaux sujets trouvent leur place dans notre musique.

_ Vous avez déjà trois albums à votre actif, dont le dernier « The Orb We Absorb », produit par le ‘parrain du stoner’ Chris Goss (QOTSA, Kyuss…). Comment se sont passées la rencontre et la collaboration ?

C’était absolument génial. Chris est vraiment quelqu’un de bien, qui a plein d’histoires à raconter, qui a un grand cœur et qui est très pointu musicalement. Le jour où on est arrivés au Studio Rancho de la Luna, en Californie, on a commencé à répéter, sans savoir qu’il était entrain de nous enregistrer. La plupart des instruments ont du coup été enregistrés à ce moment là, en une seule prise, parce que Chris aimait ce côté spontané.

_ Malheureusement nous n’avons pu être présents sur aucune d’elles mais vous êtes actuellement en France pour quelques dates et c’est la première fois que vous venez fouler nos scènes. Quel accueil vous a réservé notre public ? Quel a été votre ressenti ?

En fait ce n’est pas vraiment la première fois qu’on vient dans votre joli pays. On a fait plusieurs premières parties pour Blood Red Shoes en France il y a quelques temps. Mais en tout cas c’est la première fois qu’on vient en tant que headliners. Le public a vraiment apprécié notre musique et je suis sûr qu’il y a toujours beaucoup de très bons groupes de rock à découvrir en France. On a vraiment hâte de revenir, on prévoit d’ailleurs déjà notre tournée pour le mois de décembre.

_ Vous êtes plutôt studio ou scène ?

On aime les deux, parce que ce sont deux choses totalement différentes. En studio on est concentrés sur le son, on a vraiment le temps de faire des choix, d’essayer des choses. Mais se perdre complètement dans une performance live c’est quelque chose de merveilleux aussi.

_ Comment se passe le processus de création chez Wallace Vanborn ?

Je viens généralement avec une idée, un riff, qu’on essaye ensuite de modeler pour en faire un morceau. Parfois ça peut aller très vite et parfois il faut beaucoup de travail pour arriver à faire mûrir l’idée et trouver la bonne structure, le bon développement. Comme on essaye beaucoup de choses, j’improvise ensuite des paroles, exactement comme un rappeur le ferait. Quand je suis seul chez moi le soir, j’écris ensuite les textes, de manière plus posée.

_ Quel est votre meilleur souvenir sur scène ?

Il y en a eu tellement ! Vous ne le savez peut-être pas étant donné que nous sommes encore relativement peu connus en France, mais on a déjà donné plus de 300 concerts.
Jouer sur la mainstage du Pukklepop c’était assez énorme, mais notre meilleur souvenir de scène c’est probablement un Xshow à la fin de notre tournée pour “Lions, liars, guns and god” notre album précédent. On avait réservé notre spot préféré à Ghent, notre ville natale en Belgique, et invité tous nos potes à venir jammer sur scène… Blood Red Shoes, De Staat, Triggerfinger, The Van Jets, Intergalactic Lovers

_ Y a-t-il un endroit particulier dans lequel vous rêveriez de jouer ?

J’allais dire Duna Jam, mais j’ai entendu dire qu’ils allaient arrêter le festival… Hmm… Werchter ce serait bien, pour notre fierté belge !

_ Et en tant que spectateurs, un concert qui vous a vraiment marqué ?

N’importe quel groupe ou musicien qui reste sincère dans son jeu et son attitude est agréable à voir sur scène. Si je devais choisir quand même, je dirais Anna Popovic au Pukklepop, elle m’a complètement retourné. Sinon, plus près de chez vous, on a vraiment été très impressionnés quand on a été invités à jouer avec Last Train en fin d’année dernière.

_ Avec quel groupe rêveriez vous d’enregistrer un morceau ?

On aimerait vraiment enregistrer avec Soundwax ou Two Many DJ’s, ils sont comme nous de Ghent et ont un talent incroyable en ce qui concerne le son. Ils sont peut-être reconnus comme des génies dans le genre electro mais ils ont un côté très rock’n roll. C’est pour ça que je pense que si on faisait un disque ensemble, ce serait une belle collaboration.

_ Un truc inavouable que vous écoutez ?

Hiiiiiighway toooo theeeeee DaYnGeR ZoWnehhh ! (Top Gun).

_ On en revient à votre actu… Après votre passage chez nous vous avez encore quelques dates en Europe le mois prochain. Et après, qu’est ce qui est prévu ? Quels sont vos projets à plus ou moins long terme ?

Pendant cette tournée française, on a pu faire une journée en studio pendant un day off pour enregistrer une nouvelle démo. C’était en Alsace chez White Bat Recorders, un super petit studio, donc pour le moment on est encore dans un processus de recherche, on teste de nouvelles choses pour notre quatrième album. On vient d’ailleurs de nous confirmer qu’un autre fantastique producteur voudrait travailler avec nous alors on est vraiment contents… Mais on ne peut pas vous dire qui, on ne veut pas gâcher la surprise… !

Merci Ian !

Pour retrouver Wallace Vanborn :
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Découvrez le clip de ‘Wave Goodbye’, extrait de l’album « The Orb We Absorb » :

 

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