Live Report : Ghost – La Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand) – 2/12/15

Le 2 décembre, on avait rendez-vous dans notre salle préférée, la Coopérative de Mai, à Clermont-Ferrand. Ce soir là, on y allait pour la messe noire de Ghost, les Suédois qui ont sorti fin août leur troisième album, « Meliora ».

20h30, les Dead Soul arrivent pour un set de trente minutes. Les musiciens sont trois : un bassiste, un guitariste et le chanteur, masqué par son chapeau et des lunettes de soleil.
Le nom nous ferait imaginer quelque chose de sombre mais il s’agit d’un groupe de rock-electro. Le son était assez dynamique mais mon côté batteuse me fera regretter de ne pas voir de batterie et de seulement entendre des percussions numérique (dont le son de caisse me perturbait). La voix du chanteur était également assez particulière, tout le monde n’accrochera pas forcément, mais ça reste tout de même une première partie plutôt efficace. Tellement que le guitariste a eu l’air de s’être cassé le poignet selon leur page facebook.

Après la première partie, des chants religieux résonnent et l’odeur de l’encens envahit la Coopé, pendant que l’équipe technique termine la mise en place sur scène. Cela met dans l’ambiance et je trouve fantastique de voir qu’ils sont vraiment aussi investis dans leur univers.

Les lumières s’éteignent, les Nameless Ghouls entrent et ‘Spirit’ commence. De la grosse guitare, un gros son beaucoup plus puissant et dynamique que sur les versions studio, parfait. Le fond de scène s’allume, un fond en vitrail se dévoile, Papa Emeritus III apparaît derrières les Goules, se fait acclamer et commence à chanter. Belle entrée !

© Sow Ay / Image libre de partage sans modification ni usage commercial.

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Après ‘From the Pinacle to the Pit’, Papa lancera un « Bonsoir Clermont-Ferrand » avec un accent assez fun, qui me rendrait presque directement groupie, je ne savais pas que les Suédois roulaient les ‘r’. Il a également pas mal parlé, en anglais cette fois, entre les chansons (toujours avec son méga accent) et on se rend compte que c’est un Pape vraiment drôle qui joue beaucoup sur son image. Il a par exemple dit être ravi de voir des jeunes et même des enfants dans les premiers rangs (vous comprendrez l’allusion). Un peu plus tard entreront deux nones, et il préviendra, avec de magnifiques mimes, qu’il ne fallait surtout pas les tripoter parce que leur assurance leur permettait pas. « Par contre, entre vous vous pouvez faire ce que vous voulez ! »
Je crois que malheureusement, peu de gens parlaient anglais et comprenaient ce que Papa disait. Cela se ressentait aux réactions du public. Si d’ailleurs quelqu’un veut faire une étude pour connaitre les styles de musiques dans lesquels le plus de fans comprennent l’anglais, j’adorerais voir ça. Et c’est bien dommage parce que c’était vraiment drôle et ça cassait l’image que l’on pouvait s’imaginer non seulement d’un Pape normal, mais également de ce personnage. Quand on a un personnage aussi impressionnant face à soi, ou même via les images en ligne, on ne l’imagine pas forcément aussi cool. Le public était également assez peu dynamique pendant les chansons, mais les acclamations étaient assez puissantes après chacune d’elles. Est-ce parce qu’il était plus âgé que ce que je peux voir habituellement ? (Mes excuses si cela vexe les moins jeunes lecteurs.)

© Sow Ay / Image libre de partage sans modification ni usage commercial.

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La scène était en forme d’escalier composé de trois-quatre grandes marches, le batteur et le claviériste étaient au sommet et les Goules, malgré leurs masques, étaient assez mobiles. Je me demande d’ailleurs comment ils font, parce qu’il n’avaient pas l’air de regarder plus qu’une personne non masquée pour monter sur les marches. Est-ce qu’ils ont eu des heures d’entraînement à se casser la gueule ?
Les musiciens se réunissaient souvent en jouant et les guitaristes restaient rarement dans un coin de scène, ce qui devait faire assez plaisir aux photographes et ajoutait au côté spectaculaire. Papa jouait également le jeu avec ses mouvements amples pour laisser flotter les manches de son costume.
Peu avant le milieu du set, Papa reviendra en costume plus sobre, toujours masqué. Cela enlève une partie de classe, mais j’imagine qu’il y a aussi un côté pratique à cela. Les titres s’enchainent, ‘Year Zero’, ‘Absolution’, également une reprise ‘If You Have Ghosts’ de Roky Erickson. Puis « C’est la dernière, et pour celle-là, je veux que vous ailliez un orgasme ». Et c’est déjà fini. De nouveau chants religieux résonnent dans la Coopé. Les lumière s’allument et le retour à la réalité fait bizarre.

Un bon set de seize chansons qui reprenait globalement leurs plus connues et qui ne snobait pas trop les anciens albums, ce qui était assez appréciable.
Setlist : Spirit / From the Pinnacle to the Pit / Ritual / Con Clavi Con Dio / Per Aspera ad Inferi / Body and Blood / Devil Church / Cirice / Year Zero / Spöksonat / He Is / Absolution / Mummy Dust / Jigolo Har Megiddo / Ghuleh/Zombie Queen / If You Have Ghosts (Roky Erickson cover)

Le lendemain, j’ai donc écouté Ghost toute la journée au boulot. Mais ils font partie de ces groupes qui te rendent triste parce que la version studio est loin d’avoir la même patate que le live. J’espère donc avoir l’occasion de les revoir vite !

[Sow]

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