Interview : Harmonic Generator

_ Alors, Harmonic Generator fête ses dix ans, pouvez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ? (rencontre, évolution…)

C’est vrai, Harmonic Generator fête ses 10 ans! Le groupe est né lorsque mon frère (Alex, batterie) et moi-même (Charl, guitare) avons joué ensemble pour la première fois vers l’âge de 14 ans. Très vite, Quentin (chant) est venu nous rejoindre, Alex a ensuite rencontré Renaud (guitare) au lycée, puis Nico (basse) par l’intermédiaire d’un autre groupe.
Une fois formés, nous avons écumé les salles de la région pendant plusieurs années, avant de partir en Australie en 2010 puis en 2011, où nous avons enregistré notre premier album. Après avoir tourné, nous sommes rentrés, avons tourné à nouveau, et c’est là que nous avons lancé l’idée de notre projet « Heart Flesh Skull and Bones ».

_ D’où vient le nom du groupe ?

Ça vient tout simplement du premier morceau qu’on a joué tous ensemble, « Harmonic Generator » chanson du groupe Néo-Zélandais The Datsuns.

_ Comment définiriez-vous le style dans lequel vous évoluez et quelles sont vos influences ?

Ouhlà, on aborde les questions compliquées ! Nous sommes 5 et on a tous énormément d’influences dans beaucoup de domaines différents, mais pour citer les principales, je pense que ça serait Stone Temple Pilots, Soundgarden, Foo Fighters, ACDC, Aerosmith… Mais on écoute tous beaucoup de groupes très diversifiés : Slipknot, Apashe, Black Tiger Sex Machine, NWA, The Roots, The Lonely Island, Sum 41, Smash Mouth, Birdy Nam Nam… Il y a de la bonne musique partout et surtout, à toutes les époques!

_ Vous êtes partis en 2010 en Australie et avez enregistré votre premier album « When the Sun goes Down » là-bas avec Mark Opitz à la production (AC/DC, INXS, Kiss, Jimmy Barnes, Rose Tattoo, Jeff Lang), vous nous parlez un peu de cette expérience ?

Ce fût une incroyable expérience ! A l’époque, on rentrait en France, et notre manager cherchait un producteur, et Mark Opitz a répondu, et après avoir vu son CV, on s’est dit: « Mais qu’est-ce qu’on attend?! ». On s’est rencontrés une semaine avant d’entrer en studio pour parler de comment tout ça allait se passer, et il nous a tout de suite mis en confiance, il était très sympa, très ouvert musicalement, et surtout très sérieux; je pense qu’il nous a vraiment donné le déclic dont nous avions besoin à l’époque.

_ Vous êtes en pleine actu en ce moment, vous venez de lancer une campagne de crowdfunding pour appuyer la prochaine sortie physique de « Flesh » (déjà disponible sur les plateformes de musique en ligne), qui s’inscrit au cœur d’un projet qui se décline en quatre EPs. Parlez-nous de ce projet. Comment est-il né ? Que représente-t-il pour vous ?

Le projet « Heart Flesh Skull and Bones » est venu d’une idée : notre musique avait beaucoup évoluée depuis nos débuts, et même depuis « When the sun goes down », et nous cherchions une façon d’amener les gens à voir cette évolution. Donc, on s’est dit : « Plutôt que faire un album standard, pourquoi ne pas faire un concept album qui amènerait les gens à suivre notre évolution musicale dans le temps? » Diviser l’album en quatre parties, avec des influences différentes, avec des styles différents, mais en gardant évidemment une ligne directrice : notre univers. C’est un projet qui nous tient énormément à cœur car ça représente tout ce que nous sommes en tant que musiciens, nos influences et nos parcours individuels, mais aussi en tant que groupe : mixer toutes influences pour en faire quelque chose d’unique qui nous ressemble.

_ Qu’est-ce qui devrait découler de la campagne ‘Kiss Kiss Bank Bank’?

Cette campagne va nous permettre de presser les supports physiques de « Flesh » (vinyles et cd), de refaire des pressages cd pour « Heart » qui n’était paru qu’en vinyle jusqu’à maintenant, et de pouvoir en assurer la promotion (presse, web, concerts…). Il faut savoir que depuis nos débuts, nous avons toujours été autoproduits, et ça n’est pas facile de vivre de la musique; seulement ça n’est pas facile pour les gens non plus de pouvoir en acheter.

_ Comment se passe le processus de création chez Harmonic Generator ?

Très simplement : en général, on jamme, que ça soit sur quelque chose de plus ou moins construit ou quelque chose de très simple et pas du tout structuré. C’est très important pour nous de garder une identité de groupe, plutôt que de suivre à la lettre les compositions des uns et des autres.

_ Vous êtes plutôt studio ou scène ?

On peut dire les deux ? Je pense que ce sont deux univers très différents : en live, c’est l’énergie qui prime, faut que ça bouge, que ça pète visuellement et que ça aille droit au but. Le studio, on va plus essayer de se rapprocher du détail qui nous trotte dans la tête lorsqu’on se joue le morceau, pourquoi ne pas rajouter un arrangement, un instrument, une voix… Mais je pense qu’Harmonic Generator est un groupe qui vit à travers son public, on a soif d’expériences et de rencontres avec les gens, et quoi de mieux que le live pour ça?

_ Après plusieurs tournées européennes, et un certain nombre de dates en Australie, que retenez-vous de votre expérience scénique ?
Quel est votre meilleur souvenir de live ?

Sur scène face à un million de gens ou face à deux personnes, il faut tout donner ! Je pense que le meilleur souvenir de live est le même pour tout le groupe : nous étions en Australie à Byron Bay, une toute petite ville perdue, et on arrive dans la salle : c’était minuscule, un tout petit bar, on rentrait à peine en largeur avec une partie de la sono sur une banquette. Quand on a commencé à jouer, il y avait 50 personnes complètement entassées dans la salle, et 20 autres personnes dehors qui poussaient pour rentrer ; c’était l’apocalypse, c’était génial.

_ Un endroit particulier où vous aimeriez jouer ?

Vu qu’on va prochainement mettre les pieds à Paris, pourquoi pas faire l’Olympia dans la foulée ?

_ Vous diriez quoi à quelqu’un qui ne vous connaît pas pour l’attirer à un de vos concerts ?

Hey toi ! Tu veux passer un bon moment avec plein de gens vachement sympas en écoutant de la bonne musique ? Boire une bière bien fraîche en regardant un groupe de rock se déchainer sur scène ? Alors viens au concert d’Harmonic Generator ! T’aimes le rock ? Super ! T’aimes pas le rock ? C’est pas grave, viens quand même et ramènes tes potes, on va s’éclater !

_ Que pensez-vous de la scène émergente française ?

Je pense qu’il y a de bons groupes un peu partout, dans plein de styles différents, mais trouver son identité musicale dans un pays où des types comme Maitre Gims ou Black M sont à la tête des charts, c’est pas évident.

_ Avec quel groupe rêveriez-vous d’enregistrer un morceau ?

Le top du top serait Dave Grohl, ou Paul McCartney ; mais il y a plein d’artistes avec qui on aimerait bien travailler qui seraient un peu plus accessibles : Dallas Frasca, The Subways, Shaka Ponk, The Bellrays

_ Votre morceau absolu du moment ?

Personnellement, en ce moment je balance entre les deux premiers albums de Slipknot et l’album « Fush yu mang » de Smash Mouth ; pour parler de ces deux groupes, je dirais « No life » de Slipknot et « Walking on the sun » de Smash Mouth.

_ Un concert qui vous a marqués en tant que spectateurs ?

Le plus beau concert de ma vie, et de tout le monde dans Harmonic Generator : Paul McCartney.

_ Un truc inavouable que vous écoutez ?

Je ne dirais pas que j’en ai honte, mais j’aime tout ce qui est nul. Ça me fait beaucoup rire d’écouter mon voisin passer du Maitre Gims à fond ; bon évidemment, c’est triste pour la musique, mais je préfère en rire.

_ On en revient à votre actu, quels sont les projets du groupe à plus ou moins long terme ?

Pour l’instant nous continuons notre campagne de crowdfunding, ensuite nous aurons quelques concerts dans la région et sur Paris. « Skull », la suite de « Flesh », sera enregistré début 2016.

_ Des dates de concerts à venir ?

Nous jouerons le 15 Octobre au Molotov à Marseille, le 24 Octobre au Jas’rod aux Pennes Mirabeau, le 12 Décembre au K’fé quoi ? et nous serons sur Paris certainement courant Novembre.

_ Une anecdote à nous raconter ?

On en a tellement ! Avant de partir en Australie, nous avons fait une grosse soirée chez Quentin avec tous nos amis : grosse grosse fête, et on a même joué dans le jardin. Evidemment, on avait prévenu le quartier qu’on allait faire un peu de bruit, mais quand la police est venue, on avait reçu une cinquantaine de plaintes venant de toute la ville ! Donc si vous voulez emmerder vos voisins, appelez-nous !

_ Et pour clore cette interview, le mot de la fin ?

Merci. Merci à tous ceux qui nous soutiennent, ceux qui partagent notre actualité, c’est vous qui faites vivre le groupe ! On se voit bientôt sur scène, ou même au bar pour boire un coup… 😉

Merci beaucoup !

_Pour suivre l’actualité du groupe, rendez-vous sur leur facebook : https://www.facebook.com/HarmonicGenerator
_Pour écouter leur musique c’est par là : http://www.deezer.com/artist/4100780
_Et pour les soutenir dans leur campagne de Kiss Kiss Bank Bank, c’est par ici : http://www.kisskissbankbank.com/harmonic-generator-nouvel-ep-flesh

[Marine Poppins]

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