Chronique : Didier Varela – Laissez moi faire

Aujourd’hui, j’ai écouté pour vous un album 100% made in France. Direction Montpellier pour découvrir Didier Varela, dont le nouvel opus « Laissez-Moi Faire » est sorti en mars dernier.

L’album s’ouvre sur un morceau intitulé ‘Le Respect’. Album engagé? En tout cas, ça en a l’air si on décrypte les paroles. Et que dire du son? Beaucoup de choses… Aussitôt que j’ai appuyé sur le bouton play, c’est un rock assez violent qui a commencé à sonner dans mes oreilles (et quand je dis « violent », c’est dans le sens que je ne suis pas habitué à ce genre de rock) mais franchement j’ai bien aimé, surtout la guitare bien incisive. Un bon début.

On continue toujours dans le rock dur bien que là ça soit un chouia plus calme avec ‘Confiance et Espérance’. Ce qui me surprend ici comme dans le 1er titre, c’est la voix de Didier Varela, semblable à celle d’un chanteur de hard-rock/métal. On entend des choeurs féminins sur le refrain, et très vite après on bascule sur un solo de guitare. D’ailleurs le jeu de celle-ci est époustouflant: quand elle ne joue pas un riff, elle se lance dans un solo hyper incisif.

Vient ensuite le titre éponyme de l’album. Je ne sais pas pourquoi mais dès les premières notes, j’ai cru écouter du Johnny (en tous cas c’est vachement proche). Le morceau semble être un duo, car on entend une voix plus douce accompagner Didier Varela. Cependant, ça n’est pas précisé sur le site qu’il nous a communiqué.

Toujours pas d’accalmie, il est temps de subir une puissante ‘Addiction’. Et je peux vous dire que la puissance de la guitare me rend déjà addict (étant guitariste moi-même). Tout cela est encore accompagné de la voix phénoménale de Didier Varela. Comme dans ‘Confiance Et Espérance’, on retrouve des choeurs sur les refrains et il y a un solo de guitare démentiel juste après le 1er refrain. La fin du morceau est ponctuée par le refrain qui tourne en boucle avant un dernier solo de guitare.

Puis Didier Varela nous pose une dure question: ‘Toi ou Moi’? Là encore les premières notes du titre m’ont rappelé quelque chose, et dans ce cas-là c’est le légendaire riff de ‘Black Betty’ des Ram Jam. Sinon on est toujours dans cette ambiance puissante avec des choeurs sur les refrains et la voix rauque de Didier Varela.

Le temps est arrivé d’écouter une plainte: ‘Entends mais n’écoute pas ». Là les toutes premières notes de guitare ressemblent au riff de la B-Side de The Killers, ‘All The Pretty Faces’. Là encore quand on décrypte les paroles, on devine facilement qu’il s’agit d’un message engagé. Le solo de guitare habituel arrive après le deuxième refrain (ce dernier toujours ponctué par des choeurs féminins). J’aime beaucoup aussi le solo de guitare final.

Nouveau morceau au titre engagé: ‘Laïcité, Égalité’. Je trouve incroyable le fait que Didier Varela arrive à faire passer des messages aussi importants à travers un rock ultra-dur. Le pont du morceau nous plonge dans une ambiance plus calme dominée par la guitare. Ce pont se termine sur un solo digne des plus grandes légendes du rock. On retiendra le message principal véhiculé: ‘Ta liberté, arrêtes de la gâcher’ tellement c’est entêtant.

On continue avec un autre message : ‘Artiste’. Le message? Faire comprendre au public « ignorant » les difficultés du métier d’artiste. Comme d’habitude, toujours pas d’accalmie : on est toujours dans du rock incisif. On constate de nouveau la présence d’un solo de guitare pile au milieu du morceau, et pour la 1ère fois celle-ci est accompagnée par un piano. En bref : six minutes de pur kiff rock.

Pour le morceau suivant, ‘Johnny B. Goode’, on passe à l’anglais. Dès les premières notes, le morceau nous donne envie de danser tout en nous rappelant le bon vieux rock façon mix entre Eddy Mitchell et le King Elvis Presley. Plus j’écoute et plus je trouve que Didier Varela a vraiment une voix exceptionnelle.

On arrive ensuite à une chanson bien rock qui dénonce : ‘Musique Industrielle’. Pas besoin d’en dire des tonnes dessus, vous aurez compris que Didier Varela se sert de ce titre pour détruire en morceau la musique trop commerciale. L’instru est l’opposé total du message véhiculé par le morceau : un pur rock avec beaucoup de solo. Le choix est vite fait.

La chanson suivante est celle qui m’a le plus surpris. Elle a pour nom ‘L’Île aux fleurs’. Le début est une véritable balade avec des sonorités qui m’ont rappelé celles de ‘Sultans Of Swing’, le tube de Dire Straits. J’aurais aimé que ce morceau soit une balade sur toute sa durée, mais Didier Varela décide de chauffer tout ça en faisant entrer la guitare électrique (et sa voix puissante) au bout de 3 minutes… La fin du morceau est un énorme et long solo de guitare d’environ 2 minutes. Bref, en un seul morceau, Didier Varela nous aura fait ressentir une grande palette d’émotions.

Il est temps de clôturer l’album ‘En Silence’. Là encore on a une balade style cow-boy et western, ce qui accompagne parfaitement les paroles. On a l’impression d’être dans le désert pendant que Didier Varela nous raconte une histoire. Et cette fois-ci on ne retourne pas à du rock puissant en plein milieu du titre : le morceau est 100% calme. Mon titre favori de cet opus.


En conclusion, je trouve que cet album est très réussi, même si le style de rock utilisé par Didier Varela n’est pas celui que j’écoute tous les jours. J’aime beaucoup sa voix puissante néanmoins et je pense que les fans de hard-rock/Métal y trouveront leur bonheur.

[Pierre-Jean L.]

Didier Varela à retrouver ici :
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