Live Report : Hellfest, journal intime d’un Webzine

Jour 1 – 1ère vague, de pluie : cher webzine, je t’écris ces quelques lignes depuis le covoiturage spécial Hellfest , dixième du nom, qui va me permettre de traverser toute la largeur de la France. La pluie s’invite elle aussi, mais nous sommes bien au sec, avec quelques galettes dont Metallica, Gun’n’Roses ou encore L7.

Ah oui au fait, je triche un peu : les covoitureuses, ma tante et une amie…

Jour 1 -2ème vague, de chaleur humaine : cher webzine, nous sommes arrivés à Clisson, après avoir croisé sur la route quelques voitures et énergumènes qui n’allaient clairement pas voir Henri Dès. Ou alors, le public a bien changé ! Imagine un Wall of Death… je m’égare ?
Pas de camping de notre côté, nous, c’est les loges VIP ou presque : en plein cœur du village, nous sommes hébergés chez le boucher Mickaël. Jaloux ? Normal.

Hellfest

Hellfest

Jour 2 – Fais divers en été : il est vendredi mon cher webzine, il est l’heure d’aller en prendre plein les esgourdes ! Ah non, il faudra une heure pour rentrer dans l’enceinte de l’Enfer. Parlons dès maintenant des ratés de

Skate park Hellfest

Skate park Hellfest

la journée, ce sera fait : le merchandising est pris d’assault, quelques stands en plus ne seraient pas de trop, surtout avec les températures Sahariennes du festival. Ceci dit, avec une réduction d’environ 15.000 headbangers par rapport à l’édition précédente, on sent une légère amélioration pour circuler ou pour certains accès aux scènes autres que les Mainstages. Par contre mon petit webzine, je ne te parlerai pas de ces 2 grandes scènes… Pas vraiment d’amélioration, mais ils ne peuvent pas y faire grand-chose ! Tiens, des boobs au passage.
Je t’ai parlé des décors ? Malgré les dégradations et destructions quelques semaines avant, l’équipe s’est démenée et a pu garder l’ambiance physique qui m’avait conquis l’année passée ! Une petite pensée tout de même, pour le magnifique corbeau qui n’est plus. Non ce n’est pas une larme !

Jour 2 – Les choses sérieuses : mon petit webzine, il serait peut être temps de causer zik’, t’en penses quoi toi ?

Je prendrais ça pour un Oui franc et massif !

Question découverte de ce premier rush, malgré la déception de ne pas avoir vu Sticky Boys, je te ferai dire que Despise You, Sylosis, We are Harlot, Godsmack et aussi (mais surtout) Satyricon m’ont particulièrement tapé dans l’oreille interne.

Satyricon

Satyricon

Au niveau top de la journée, si t’as loupé Five Finger Death Punch ou le showman Alice Cooper, alors t’as raté deux putain de moments ! Malgré l’âge, l’homme maquillé répondant dans la vie de tous les jours au nom de Vincent Furnier nous a juste époustouflés, pour ce qui restera l’un des moments marquants de cette édition. Webzine, je peux te dire qu’avec Alice, ça glisse au pays du Shock Rock.

Jour 3 – La journée à ne pas manquer : oh bordel mon bon webzine, j’ai pas arrêté de la journée, et c’était bon, intense ! Encore ! Ah, encore des boobs.
Recommençons avec les groupes que j’écoutais en live pour la première fois : il y eut The Answer, avec son chanteur tout droit sorti des Seventies. Une apparition remarquée, tout comme Backyard Babies qui, sous le coup

Triggerfinger

Triggerfinger

de l’émotion, fit tomber ma bière à la renverse. Damned, c’est bon !
Et pour la claque du jour, la palme est attribuée au plat pays du Manneken pis avec le trio Triggerfinger ! L’ami zOz Photographie m’en parlera par la suite, ce fut l’un de leur meilleur show, et j’y étais. Une patate d’enfer, Ruben se permettant même d’aller jouer dans la fosse en slam. Un mot : la Classe avec un grand C.

Vinrent ensuite les confirmations : les Australiens d’Airbourne, héritiers des frères Young, ont assuré le show, malgré une panne indépendante de leur volonté (panne qui se répéta plusieurs fois pendant ce festival…). Qu’importe, Joel O’Keeffe (chant) sent bien le malaise, et commence à faire lever la foule. Un vrai showman ! Et pour fêter le retour du son, une énième canette de bière concassée sur son crâne chevelu. Certains ont la tête dure !
Par contre mon cher webzine, j’espère que tu as plus de 18ans pour ce qui va suivre. Car Myles Kennedy and the Conspirators débarquaient, avec l’homme au haut de forme sobrement nommé Slash. J’ai senti la chaleur monter en moi. Après quelques riffs, je sentais que je perdais mes moyens. Et pour le grand final, un combo ‘Anastasia’ mais surtout ‘Sweet child O’mine’ et ‘Paradise city’ qui me firent changer de sous-vêtements. Suis-je objectif ? On s’en fout, j’ai pris mon pied…

Jour 3 – Joyeux anniversaire : mon cher webzine, il me semble t’avoir dit que c’était la dixième édition pour la fête de l’Enfer ? Ben Barbaud et sa bande nous ont donc concoctés une petite vidéo retraçant l’histoire du festival, suivi ensuite de… Eh bien, les mots me manquent. Certains le qualifieraient de feu d’artifice. Mais vu la qualité, la longueur, le nombre de fusées, et la ferveur environnante dans la foule, je dirais que c’était un moment humain à vivre. L’un de ceux qui te rappelle pourquoi tu es vivant. Et quoi de plus magnifique que des milliers de personnes reprenant le morceau en fond sonore de Queen – ‘Bohemian Rapsody’, ou encore un ‘Joyeux Anniversaire Hellfest’ à la fin du feu. Je fais bien de me confier à toi mon petit webzine, imagine si je mettais ça en ligne.

Jour 4 – Position Warzone : après mes émotions de la veille, me revoilà mon petit webzine. C’est le dernier jour, qui sera d’ailleurs placé sous le signe de la féminité : Arch Enemy, Triptykon, Nightwish, Eths et Epica notamment. Les deux derniers me parlant plus, je décidai de les noter sur mon running order. Eths et Rachel, laWarzone voix qui officie depuis maintenant 2ans au sein de la formation, nous a livré un concert très honorable, même si parfois la chanteuse semblait anxieuse. C’était la première pour elle au Hellfest, sur la Mainstage qui plus est. Je voudrais bien t’y voir moi !
Ensuite je t’ai parlé d’Epica. Et la voix de Simone Simons est juste eargasmique ! (Si Marine voit que je lui pique ses expressions, je suis foutu… )
Une justesse, une finesse, un timbre parfait. Quel talent !

Mais il fallait surtout être sur la scène de la Warzone en ce dimanche après-midi, et l’ami zOz et Lola Photographie ne s’y sont pas trompés : un festival dans le festival, comme ce dernier aime à le rappeler. Je ne peux dire mieux. Une ambiance électrique, virevoltante, punk, saine, et ce monde… Il faut dire qu’on a pu croiser Snot, une petite claque pour laquelle je remercierai Rémi et François ! Ou encore Les Ramoneurs de Menhirs avec Loran, dans leur fief ici, l’une des

Les Wampas

Les Wampas

meilleures ambiances en fosse de ce fest’ ! Mais aussi Didier et ses Wampas, qui  s’est prêté maintes et maintes fois au slam, ou qui est allé démonter un morceau du décor. La scène punk je te dis ! Ah oui, encore et toujours des boobs aussi.

Par contre, un échec cuisant ce dimanche soir là : voulant voir Korn, j’ai sacrifié NoFX… La fausse note de ce week-end ! Aucune énergie, pas vraiment de voix qui nous transporte, encore une panne qui oblige le groupe à s’arrêter : ceci dit, vu le nombre d’interactions avec la fosse, qu’ils soient là ou pas, c’était sensiblement la même chose. Donc mon cher webzine, tu diras bien aux autres d’aller voir NoFX si l’occasion se présente !

 La fosse

Pour conclure, je te dirais que ce fut un week-end de pèlerinage, en totale déconnexion, fait de rencontres inattendues, intéressantes, de beaux souvenirs plein la tête et les cages à miel. La famille du Métal est belle, sincère, vraie, et je suis heureux d’en faire partie.
La musique, cet élément fédérateur, instrument de partage et de connexion.

Et si je te dis, cher webzine, que j’y retourne l’année prochaine, tu me crois ?

Le Top : Alice Cooper

La Découverte : Triggerfinger

Le Flop : Korn

Le Moment : la dixième édition célébrée avec un feu d’artifice mémorable

Le Moment WTF : un homme veut racheter le bracelet Pass 3 jours, 40 euros

L’élément indispensable : le verre du Muscadet, et une casquette !

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