Chronique : Memento Mori – Reste une Ombre

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Aujourd’hui un nouveau disque passe sur le billard du webzine: il s’agit du nouveau bébé du trio de rock alternatif marseillais Memento Mori. Baptisé « Reste Une Ombre », l’album semble nous promettre une odyssée dans un monde obscur en dix parties. Mais qu’en est-il réellement? Décryptage:

_ ‘Ode Et Amo’ : le titre s’ouvre sur trente secondes d’une intro obscure à souhait, qui nous annonce bien la suite. Puis ça part en puissance. La voix du chanteur rappelle beaucoup Noir Désir. Une partie plus calme vient détendre un peu l’atmosphère, qui est vraiment très dark.

_ ‘Reste Une Ombre’ : Pas de pause, le morceau est enchaîné au premier. Si il semble être plus calme, il y a néanmoins toujours cette puissance ultra-obscure que j’aime beaucoup. Le refrain est assez entêtant, on le retient facilement. Là encore, le pont est légèrement plus calme que le reste de la chanson.

_ ‘Inter Faeces et Urinam Nascimur’ : Encore une fois, pas de pause. Mais le début de ce titre est très surprenant: on entend une voix modifiée par une machine avant de nous replonger dans un bain de puissance obscure. La partie centrale du morceau est dominée par la basse avant que la guitare ne la détrône dans un solo endiablé. La fin du morceau est assez surprenante car le groupe ne fait que répéter le titre en boucle pendant une minute.

_ ‘Om Tāre Tuttāre Ture Svāhā’ : Un morceau plutôt court qui démarre avec une voix assez flippante sur une instru dominée par la batterie. Il s’agit en fait d’un interlude assez sombre, qui divise l’album en deux parties.

_ ‘Memento Mori’ : Nous entrons dans la deuxième partie de l’album avec une chanson qui porte le même nom que le groupe. Le riff de guitare du tout début est redoutable, et on sent que c’est cette guitare qui va dominer le morceau. La structure est bien trouvée: on passe de phase rock à phase calme et douce. Des rires d’enfants ponctuent même la fin du titre.

_ ‘Deisidaimonia’ : Le morceau est lancé par les rires d’enfants qui clôturent ‘Memento Mori’. On part dans un titre qui donne envie de danser dès les premières notes. Encore une fois le groupe termine en prononçant le nom de la piste jusqu’à la fin.

_ ‘Nemrod’ : Là encore on a affaire à une piste d’environ trois minutes, mais il ne s’agit plus d’un interlude. Le morceau semble calme au départ, mais comme on dit : les apparences sont trompeuses. A force d’écouter, on reconnaît la patte de Memento Mori.

_ ‘Etiamsi Omnes, Ego Non’ : deuxième interlude dans lequel on entend un dialogue assez rétro si on en juge par la qualité de l’enregistrement. L’heure est venue d’entrer dans la troisième et dernière partie de l’album.

_ ‘Mana Genita’ : A nouveau, cette partie s’ouvre sur une puissance obscure à son apogée. Le dialogue fait son retour dans le pont de la chanson, avant un retour à une partie rock et de se terminer par une excellente session de solo de guitare.

_ ‘Azaël’ : Dernier morceau de l’opus, c’est également le plus long de celui-ci (7:21). Les premières parties de couplets semblent assez calmes comparées aux autres morceaux, avant de replonger du côté obscur. On passe ensuite dans une partie calme initiée par la batterie qui donne le rythme avant que l’on puisse écouter une somptueuse session de guitare. Cette partie dure environ deux minutes avant que le chanteur ne parte sur une sorte de prière rock. Le morceau se coupe brusquement pendant une minute, laissant la place à un râle vachement flippant. Puis on repart sur une session de guitare pendant quelques dizaines de secondes avant que la chanson ne se taise sur une partie douce.

Conclusion: L’album respecte parfaitement le côté obscur qui nous était promis. On reconnaît dans chaque morceau la patte de Memento Mori, avec un rock assez incisif et très puissant. A écouter dès que possible !

Disponible sur Bandcamp : http://memento-mori.bandcamp.com/album/reste-une-ombre

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