Live Report : Triggerfinger + Dallas frasca – L’Usine (13) – 28/03/15

Samedi dernier, se trouver à l’Usine (13) assurait de passer une bonne soirée avec les belges de Triggerfinger et la belle australienne Dallas Frasca, qui assurait l’ouverture !

Dallas Frasca, qui n’en est pas à son premier passage à Istres, cette fois c’est en tant que première partie qu’elle y revient. Et qui dit première partie dit set plus court que ce à quoi j’ai été habituée. Il faut dire que je l’attendais depuis un an et demi, son retour dans le sud de la France ! Encore une fois j’ai retrouvé l’énergie et surtout la folie qui m’avait transportée lors du premier live auquel j’avais assisté à la Crazy Week en 2013. Dallas est accompagnée de son fidèle acolyte guitariste Jeff Curran dit Jean-François chez nous, et de son nouveau batteur Josh Eales alias Jean-Pierre. Pour l’occasion Dallas s’amuse à se rebaptiser Géraldine. Ils aiment la France et ça se sent, ils donnent tout et communiquent avec le public. Le set est explosif et le public répond présent. La voix de Dallas est éraillée, à la Janis Joplin, très Rock n’ Roll, et les riffs sont endiablés. Les nouveaux morceaux passent très bien et d’ailleurs le nouvel album « Love Army » qui sort le 17 avril est déjà disponible au merch, pour mon plus grand plaisir.

Une fois de plus, la Crazy Beauty aux cheveux rouges flamboyants et ses compères auront secoué et fait danser le public de l’Usine le temps d’un set beaucoup trop court !

Triggerfinger dont la réputation n’est plus à faire débarque ensuite sur scène pour défendre son dernier album « By Absence of the Sun ». Trois musiciens en costumes, classes, à l’image de leur musique. Car oui, Triggerfinger, c’est du rock classe et sexy. Des riffs puissants et une voix de crooner. Les membres du groupe contrastent entre eux, avec Ruben Block, dandy charmeur à la guitare et au chant, Mario Goosens, le batteur survolté et déjanté qui lèche ses cymbales et le bassiste imposant aux lunettes de soleil, Monsieur Paul. Contrastés donc, mais diablement efficaces ensemble ! Charismatiques à souhait !

On peut penser qu’il n’est pas évident de passer après une tornade telle que Dallas Frasca mais c’est sans compter que les Triggerfinger sont des bêtes de scène. La température de la salle est montée de plusieurs crans d’un coup et les phéromones sont palpables dans l’air. Sexy, on a dit ? Groovy, bluesy, rock n’ roll et sexy, oui. C’est une belle énergie qui est là distillée par les belges.
Les morceaux s’enchaînent avec classe (quoi, je l’ai déjà dit ?) et le batteur fou s’offre un solo détonnant. On atterrit en douceur avec la magnifique reprise d’ ‘I Follow Rivers’, pendant laquelle Mario troque ses baguettes contre des couteaux pour taper sur des tasses. Un morceau tout en douceur. Deux morceaux plus tard, le show s’achève devant un public satisfait.

Merci à l’Usine pour cette excellente soirée !

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