Live Report : Sidilarsen + Hell’s Strippers – La Puce à l’Oreille (63) – 03/04/15

Sidilarsen + Hell’s Strippers à La Puce à l’Oreille (63) – 03/04/15

Il y a certains groupes pour lesquels tu vas assister à leur concert les yeux fermés, les oreilles aux aguets. Nous nous sommes donc rendus ce premier vendredi d’Avril à Riom, dans la salle de La Puce à l’Oreille, pour assister au show des toulousains de Sidilarsen dans le cadre de leur Chatterbox Tour.

On attaque avec la première partie, répondant au doux nom de Hell’s Strippers. Pour la petite présentation, et parce qu’on les a bien appréciés également, les 4 clermontois venaient défendre leur album « Land of the babes », IMG_0596un opus aux accents très seventies, avec une touche de blues. D’entrée de jeu, on remarque que le batteur est au centre de la scène : curiosité diront certains, sauf que la particularité du groupe réside dans le fait que le batteur n’est autre que le chanteur. Une tâche délicate, mais réussi ! Et pour réunir tous les ingrédients des années 70, ajoutez à cela de la tignasse à la plupart des membres, vous aurez le ton. Dès les premiers couplets, on remarque un son très rock’n’roll, loud. T’as du ZZ Top là dedans ! Ca envoie, c’est bien foutu, on sent la patte du hardrockeur, et les tendances blues ajoutent une sonorité bien agréable. A noter que le guitariste soliste me rappelle Brice, chanteur / guitariste du groupe parisien What About Your Mom.
Une bonne surprise que cette formation !

Une courte pause, le temps de se réhydrater avec quelques breuvages, et voilà que les lumières de la salle s’éteignent, contrairement aux écrans présents sur scène qui s’illuminent à coup de Sidilarsen.
L’entrée est tonitruante, avec ‘Comme on vibre’, premier titre de leur album « 
Chatterbox » IMG_0601sorti en 2014. Le public est présent, on le sent justement décidé à vibrer. Dès les premiers mots de David (chant), la fosse est déjà dans son sujet. La pression monte encore d’un cran lorsque Benjamin (guitare) se décide à retourner La Puce à l’Oreille, vite accompagné de David et Benjamin (Chant / Guitare) qui toisent la foule tournoyante, alors qu’on en est seulement à ‘Retourner la France’ justement. Suffisant pour le quintet ? Pas pour Sam (batterie) qui descend de son perchoir à fûts et vient au contact de la foule. C’est fait, Sidilarsen a pris possession des lieux en moins de cinq minutes.
On sent une vraie cohésion, et le sentiment de fratrie s’étend bien au-delà des deux frères de la formation, mais bien à tout le groupe, une vraie symbiose en résulte.
Les écrans quant à eux, apportent une touche supplémentaire au show, simple et efficace. Et les fans dans tout ça ? UnIMG_0615e seule chose en ressort, tout le monde est conquis : ça danse, ça chante, ça relance, ils vivent les morceaux intensément. Les artistes sur scène en sourient, ils ne peuvent s’en empêcher. David,  malgré ses problèmes de retour, s’époumone, le bonhomme a du coffre. Qu’il est loin le temps de sa blessure aux côtes !
Si certains étaient sceptiques, les
Sidilarsen finissent de convaincre l’assistance avec ‘La morale de la fable’ : la fosse ne devient plus qu’un avec le groupe, bras levés, gorges déployés, la magie Sidi opère.

Alors qu’ils enchaînent avec ‘Matière première’, David cherche à créer un contact du regard avec chacun des spectateurs, preuve de sa volonté d’être proche des fans.

On change ensuite de registre, plus calme, où l’on profite de Benjamin (Chant / guitare) et de ses cSans titreordes vocales, avec le morceau pénétrant ‘A ton égo’. Derrière, le regard de Sam en dit long sur l’implication, la concentration dont il fait preuve pour interpréter les morceaux.
De son côté, Julien (basse) ferme les yeux, lève légèrement la tête, et plane avec nous sur l’air joué.
Tu vois, quand on assiste à ce genre de moment, tu te dis qu’il est des groupes qui font l’unanimité. Sidilarsen en fait clairement partie. Au-delà de la musique, il y a cette douce folie cette énergie qui en devient contagieuse, devant, derrière, à droite, à gauche, derrière le bar.  Sidilarsen, c’est du live à l’état brut, l’essence même d’un concert.

Après une courte pause, nous assistons à un solo de Sam sur ses fûts : il fait vibrer la salle, les murs, le public… C’est bon !

Energie, fougue, ils sont vieux qu’il dit? Que nenni ma mie! Les toulousains font ressortir ce qu’il y a de meilleur en eux, le soleil de leur ville brûlent ardemment sur scène, ils éblouissent chacun de nous de leur talent, à coup de riffs et de textes recherchés
IMG_0624Et alors que l’enceinte à mes côtés me crie ‘A qui je nuis’, David saute de partout, Benjamin et Julien échangent de place, et le public n’est qui un brasier ardent. La preuve avec ce Wall of Death orchestré sur ‘Hermanos’, alors que David nous harangue de dégager le passage.

La dernière partie du show sera pour moi moins attrayante, mais non pas moins intéressante ! Celle-ci plus poussée Dancefloor métal, comme le mentionne fortement David, nous offrira des titres comme ‘Tecknotrone’, avec Sam qui gère les effets, ou encore ‘Animal’ qui fout un sacré bordel.

Et alors que la fin approche, les Sudistes nous offrent en rappel leur superbe reprise de The Prodigy, avec le morceau ‘Breathe’, magnifiquement orchestré et réinterprété, mais aussi et surtout le titre clippé ‘Des milliards’, tellement criant de vérité et dans l’actualité du moment.


Un final donc magistral ! Conscient de l’instant, David esquisse un sourire vers Benjamin et Sam : il sait qu’ils font partie d’une élite ce soir, une élite qui vient de partager un moment intense, un moment intime, un moment d’humanité, un moment Sidilarsen.

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Setlist :

Comme on vibre
Retourner la France
Surhomme
Le meilleur est à venir
La morale de la fable
Un echo
Matiere premiere
A ton ego
Back to basics
Paradis perdu
Solo de batterie
A qui je nuis me pardonne
Où il veut
Hermanos
Teknotrone
On en veut encore
Fluidité
Breathe
Des milliards

 

 

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