Live Report : Triggerfinger + Dallas Frasca – La Traverse, Cléon (76) – 18/03/2015

Mercredi 18 mars, Dallas Frasca et Triggerfinger ont fait escale à La Traverse à Cléon près de Rouen pour une des dates de leur mini-tournée française ensemble. Deux groupes dont j’avais plusieurs fois entendu parler en bien, peu écoutés et encore jamais vus en live.

C’est Dallas Frasca qui ouvre le bal, un bal très survolté qui joue le contraste total avec la décoration de la salle : sur les côtés de la fosse, de petites tables rondes avec nappes rouges et bougies avaient été installées. Nous avons donc une ambiance douce et feutrée pour un show très électrique. Le trio venu d’Australie fait d’emblée une forte impression avec leur look et leur musique en débutant leur set avec un titre très puissant. En effet, nous avons donc un batteur chevelu avec une chemise aux motifs étranges et colorés, un très bondissant guitariste barbu comme les membres de ZZTop, et une chanteuse-guitariste charismatique aux cheveux rouges. Elle nous parle un peu en français, demande la traduction de certains mots, se moque gentiment de son guitariste Jeff qui pour leur tournée française s’appelle désormais Jean-François, et prend plaisir à échanger avec le public. Elle sera émue par un fan transi d’amour qui lui offrira un beau bouquet de roses. Elle descend dans la fosse pour chanter au milieu du public, nous entraîne à participer avec elle. Les titres s’enchaînent, toujours énergiques et puissants, portés par la voix éraillée de Dallas. Le seul moment de répit sera un titre très beau et plein d’émotions que Dallas jouera seule avec une guitare acoustique. Le public était très impressionné, réactif et visiblement conquis.

Puis vient le tour de Triggerfinger, trio belge originaire d’Anvers. Le groupe, qui a déjà une solide réputation en live, vient présenter son dernier album « By Absence of the Sun », sorti en avril de l’année dernière. Les trois musiciens arrivent sur scène, très élégants dans leurs costumes sombres et entament leur set par une chanson aux riffs lourds. Leurs titres sont rock, puissants, percutants et teintés de blues. A la batterie, Mario Goossens se déchaîne et amuse le public avec ses regards de psychopathe et ses grimaces derrière ses cymbales. Monsieur Paul à la basse a des allures de mafieux avec ses lunettes de soleil qu’il gardera toute la soirée. Ruben Block, au chant et à la guitare, communique et joue les dandys de charme avec le public. Mario est mis à l’honneur lors d’un solo de batterie par ses deux  compères qui l’illuminent avec deux gros projecteurs. Ruben montera même derrière lui pour projeter un puits de lumière au-dessus de sa tête. Les titres s’enchaînent et le groupe prend autant de plaisir que le public. La fin du set arrive avec une petite douceur : leur reprise bien connue de Lykke Li, « I Follow Rivers » en version folk.

Une belle soirée, dans un cadre élégant et intimiste, qui m’aura permis de découvrir des musiciens sympathiques et drôles, proches de leurs publics respectifs.

[Marjorie]

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